MIEUX VIVRE ENSEMBLE ( DESIRS D'AVENIR )

REFLECHIR-COMPRENDRE-PROPOSER-AGIR-CONVAINCRE

dimanche 22 novembre 2009

Ségolène Royal vous invite à l'Université populaire participative


 

 

INVITATION

Ségolène Royal vous invite
à l'Université populaire participative

 

"D'une rive à l'autre, l'Euro-Méditerranée en questions"

 

Animée par Najat Vallaud-Belkacem

Lundi 30 novembre, à 18h30, Théâtre Dejazet

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Chères amies, chers amis,

Parlant de la Méditerranée, l'historien Fernand Braudel disait qu'elle était "(...) mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d'innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées... La Méditerranée est un carrefour antique. Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire (...)"

La Méditerranée, est un carrefour de civilisations, un espace riche de son infini diversité, riche aussi de ses contradictions. Espace de paix, de tolérance, d'amitiés, qui a vu vivre sur les mêmes terres musulmans, juifs, chrétiens ; mais aussi espace de tensions, de rivalités et trop souvent de guerres. Entre fraternité et incompréhensions, la Méditerranée est la ligne de crête sur laquelle Orient et Occident ne cessent, depuis des siècles de s'enrichir mutuellement et de s'affronter.

Comme tant de fois dans son histoire, la Méditerranée est aujourd'hui à un croisement. Et du visage qu'elle prendra, dépend d'une certaine façon l'équilibre du monde. Car ce qui s'y joue est ni plus ni moins que l'avenir des relations entre le Nord et le Sud, entre l'Orient et l'Occident. Ce qui s'y joue, c'est l'issue du combat contre l'intolérance, la peur de l'Autre et toutes les formes de fondamentalismes.

Au moment où certains érigent des murs et des barrières humaines, culturelles ou économiques, au moment où des Cassandre insinuent le doute sur la possibilité d'une harmonie entre les différentes rives de la Méditerranée, il est plus important que jamais d'en rappeler la vocation historique. Berceau des trois monothéismes, point d'émergence d'un humanisme puisant sa source à Athènes, Jérusalem et dans la civilisation islamique des Lumières, la Méditerranée doit renouer avec ce qu'elle est au plus profond d'elle-même : un lieu d'échanges, de circulation et d'hybridation. Un lieu de métissage exceptionnellement riche.

Porte de l'Europe vers le Sud et l'Orient, point de rencontre naturel de l'Afrique avec l'Europe, la Méditerranée est notre avenir commun.

Cette université populaire sera l'occasion d'éclairer l'histoire singulière des relations entre l'Europe et l'ensemble du monde méditerranéen, l'occasion aussi de mettre en lumière les défis stratégiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux que toutes ses rives ont en partage. Un an et demi après le lancement au forceps de l'Union pour la Méditerranée, quel bilan peut-on d'ores et déjà dresser ? Quels projets devons-nous faire naître ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants exceptionnels qui nous font l'honneur de leur présence.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

Ségolène Royal

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mercredi 18 novembre 2009

Les Françaises plébiscitent le chèque contraception de Ségolène Royal

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Le sujet fait débat dans la sphère politique pas chez les Françaises. Selon une enquête Ifop-20 Minutes, 67 % des femmes interrogées sont favorables au chèque contraception à destination des lycéennes que Ségolène Royal a mis en place en Poitou-Charentes. D'un montant global de 144 euros, ces chèques donneront notamment droit à une consultation médicale et à un traitement contraceptif de six mois. Si les 65 ans et plus sont plus circonspectes (52 % d'avis favorables), les 18-24 ans approuvent très largement la mesure (79 % de réponses positives), tout comme les 35-49 ans (70 %). Or, c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve justement le plus de mères d'adolescentes.

« Ségolène Royal savait qu'elle allait susciter le débat politique. Mais comme par le passé, elle démontre une certaine capacité à « sentir » l'opinion et à faire des propositions qui remportent l'adhésion du public », analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint au département Opinions de l'Ifop, qui y voit le moyen pour la présidente de Poitou-Charentes de « revenir dans le débat politique au sens noble du terme ». En fin de semaine dernière, le ministre de l'Education, Luc Chatel, s'était prononcé contre la mesure. Tout comme la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, qui a dénoncé un projet scandaleux. W

Charlotte Mannevy

 

Le rectorat a dit non. Malgré l'insistance de la présidente de région Ségolène Royal , les fameux "pass contraception", destinés à lutter contre les grossesses précoces et financés par la région Poitou-Charentes, resteront dans les bureaux des chefs d'établissements. Le rectorat a suivi l'avis du ministère de l'Éducation . "Je leur ai fait parvenir lundi matin un courrier leur demandant de garder à leur niveau les chèques contraception et de ne pas autoriser les infirmières à les distribuer, parce que le dispositif est dans l'insécurité juridique", confirme la rectrice de l'académie de Poitiers. "Certains parents pourraient en effet se retourner contre l'Éducation nationale", considère-t-elle. Pourtant, le SNICS se déclare favorable à l'initiative. "La prévention est essentielle : plus tôt elle est mise en place, plus le nombre de grossesses précoces non désirées sera limité. Ces chèques permettraient d'éviter la prescription de pilules du lendemain". Dix à quinze de ces contraceptifs d'urgence sont distribués dans chaque établissement scolaire par an. Et ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte de toutes les prescriptions effectuées à l'extérieur du lycée. "Si le dossier se débloque et devient accessible, nous serions très contents de l'avancée que cela constituerait. Ces chèques amélioreraient sans conteste les réponses proposées aux jeunes femmes, car les aspects financiers sont l'un des obstacles essentiels. Ils permettraient par ailleurs de créer une occasion supplémentaire d'établir le lien avec les jeunes femmes", s'enthousiasme la responsable du SNICS. Une idée à creuser donc, mais pas avant que le ministre de l'Éducation n'en diffuse la consigne. Les infirmières scolaires sont de bonnes élèves.

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samedi 14 novembre 2009

Qu'est-ce qu'être Français ?

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Poser le problème en ces termes, c'est partir à la recherche d'une définition qui n'existe sans doute pas. C'est tenter de poser des frontières à l'âme d'un pays qui n'en a jamais eu besoin pour devenir ce qu'il est. C'est risquer d'enfermer une nation dans des stéréotypes bien trop étriqués pour elle. Les Français ne se reconnaissent pas dans l'hostilité supposée que leur prête le président à l'égard de leur propre patrie. Ils auraient même de quoi se sentir insultés par un a priori aussi négatif. Dans leur immense majorité les Français se disent fiers d'être Français. C’est de l’histoire de notre pays qu’est née l’identité de la diversité française. Ce sont nos conquêtes, nos colonisations nos victoires et nos défaites qui ont délimité nos frontières dans lequel un pays, une nation existe.  La diversité de la population française est liée à son passé et à la souffrance de ceux qui sont venus au secours de la mère patrie mourir pour une terre qu’ils ne connaissaient pas. La diversité de la France est liée à sa générosité et à son cœur à l’accueil de la souffrance humaine. La France a changé, change et changera encore. C'est sa capacité à se réinventer sans cesse qui fait sa dimension. Ce sont ses valeurs, et son long parcours à travers dix siècles d'histoire qui lui permettent de conjuguer une diversité en mouvement.

Soyons sérieux une minute, M. le Président : pensez-vous sincèrement que la burqa menace la France ? Qu'elle soit un symbole détestable d'oppression des femmes, on en convient bien volontiers. Qu'on l'exhibe comme l'étendard d'un péril pour notre civilisation, c'est manipuler des fantasmes, et jouer avec le feu. A moins qu'on ne cherche à agiter de vieilles peurs pour récupérer la mise dans les urnes.

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mardi 10 novembre 2009

Ouverture des magasins le 11 novembre : ça fait partie de l'identité nationale?

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En me baladant dans les rues de Strasbourg, j'ai petit à petit pu constater que finalement, ce 11 novembre ne serait pas un jour comme les autres

C'est certes une journée de commémoration, de souvenir, de recueillement pour d'autres. Mais pas pour tout le monde. Quelle ne fut pas en effet ma surprise de découvrir que la quasi totalité des magasins du centre ville avaient apposé sur leur vitrine un petit écriteau "votre magasin sera ouvert le mercredi 11 novembre pour mieux vous servir". De là nait une question : pour mieux servir quoi?

Le 11 novembre, journée de commémoration nationale d'une guerre épouvantable, de cette véritable boucherie humaine, voit les valeurs fondamentales de la République bafouées. Pour certains, je vais pousser le bouchon un peu trop loin. Mais il faut se rendre à l'évidence : quelle place y a t-il pour le respect, le souvenir, le deuil, l'émotion, la tolérance, la solidarité ou même la mémoire collective, lorsque de telles pratiques empiètent sur la mémoire collective nationale?

A l'heure du débat sur l'identité nationale, ne pourrait on pas affirmer que ces journées de commémoration, indispensables à la mémoire collective de notre société méritent le plus grand respect du monde? Et même que ces moment de souvenir font partie de l'identité nationale d'un peuple qui ne veut pas oublier la barbarie commise par le passé? Que des valeurs telles celles véhiculées par la logique de consommation ou la logique du marché triomphent un jour où la Nation doit se souvenir de drames terribles, cela est profondément inacceptable. Il y a là l'irrespect le plus total pour la mémoire collective de notre peuple, tant la mémoire des vivants, que la mémoire des disparus, au cours de ces effroyables tragédies. Jusqu'où poussera t-on la logique du capitalisme immoral, à savoir celui qui détruit les valeurs inhérentes et fondamentales à la stabilité de nos sociétés?

Assurément, il n'y a aucune limite à l'immoralité. Oui je trouve cela scandaleux, et je n'ai pas peur de le faire savoir. Et que l'on ne vienne pas mettre en avant les effets bénéfiques d'une telle ouverture de magasins sur l'économie. Car s'il y a une chose à retenir, c'est que l'humain n'a pas de prix, et que l'on ne peut plus se permettre de faire triompher la logique marchande sur l'humain...


Adrien RAMELET.

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lundi 9 novembre 2009

Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l’idéal de liberté »

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Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l’idéal de liberté. Que ce soient les rideaux de fer ou les barbelés idéologiques. »

 « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. » « Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l’Allemagne depuis Aout 1961. Mais d’autres murs ont été érigés. Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l’Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre. Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l’autre, l’enfermer, l’encercler, le maintenir dans un ghetto, l’empêcher de se déplacer. Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples. »

Je voudrais terminer par une note plus personnelle. Lorsque j’étais enfant, je vivais en Lorraine, à l'est de la France. Entre la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, la Lorraine était une région allemande. C'était une région dont l'histoire brassait également le sang, les pleurs et l'espoir. C'est dans cette région que j'ai entendu pour la première fois l'Hymne à la Joie de Beethoven. Lorsque j’entends l’Hymne à la Joie de Beethoven, je ressens une immense allégresse. Cette œuvre fut composée par le grand musicien à l’un des pires moments de son existence. Quasiment ruiné, atteint d’une surdité galopante, abandonné peu à peu par le public. Et pourtant, malgré toute cette adversité, jaillit de lui cette Neuvième Symphonie qui est devenu l’hymne européen. Une musique et des paroles de Schiller qui disent la force du peuple, et sa fraternité. Le chemin que je vous propose pour cette nouvelle étape de la construction européenne est à l’image de cette Hymne à la Joie, composé par Ludwig Von Beethoven. Une grande adversité, transcendée par le courage et la force de la fraternité avec un seul et unique but « Pour que le cité future oublie le temps des pleurs » Ainsi se conclut l’Hymne à la Joie. Quel plus beau programme politique que celui là ! Vielen dank für dieses schöne beispiel von freiheit und brüderlichkeit, dass die Deutschen ganz Europa und dem rest der welt, vor zwanzig jahren geschenkt haben. Und wie es schon, am vorabend des neunten November gesagt wurde, möchte auch ich sagen : “wir sind alle Berliner ! und glücklich darüber !”

Ségolène Royal

 

 

Beethoven - Ode à la joie - Ozawa
Vidéo : 16'41

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Les murs après « Le » Mur

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Ce matin, nous sommes tous Berlinois.
Pour tout homme épris de liberté, ce 9 novembre est un grand jour. Plus qu'un anniversaire historique, une célébration universelle à laquelle chacun peut s'identifier, quelles que soient sa nationalité, son origine, sa couleur de peau, sa vie. Le Mur -singulier et avec une majuscule- habite notre imaginaire au delà des limites du temps et de l'espace géographique. Il avait bien plus de 28 ans et ne coupait pas seulement l'Europe en deux. Il avait mille ans et blessait l'humanité toute entière dans ce qu'elle a de plus précieux : une certaine idée d'elle-même.
L'effondrement, tellement romanesque, de cette muraille qu'on avait fini par croire invulnérable fut une victoire qui dépassait de loin la rivalité Est-Ouest et le combat entre deux idéologies antagonistes que la Seconde Guerre mondiale avait laissées face à face. C'était une victoire sur la honte. Une victoire sur l'absurde. Une victoire sur nous-mêmes.
L'euphorie qu'elle déclencha était à la mesure de l'espoir qu'elle avait éveillé. Un nouveau monde allait naître... Après Le Mur, il y eu encore des murs. Cruels, inhumains, fous... Non seulement celui du 38e parallèle qui depuis... 1953 sépare toujours des millions de Coréens du Sud et du Nord existe toujours, mais d'autres, tous neufs, ont vu le jour. Ces impitoyables fortifications sont autant d'insultes crachées à la face du monde. Autant de défaites amères concédées au cynisme de l'Histoire. Autant d'impuissance à surmonter la peur de l'autre. Autant de limites à l'idéal. Ce monde nouveau accepte sans états d'âme particuliers les remparts de barbelés et de miradors qui protègent les grandes démocraties de l'immigration clandestine, qui invente encore des obstacles physiques ou invisibles pour tenir le Sud à distance. Terrible réflexe. Et terrible constat : les fantômes du Mur sont toujours là.

 

Olivier Picard (DNA)


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samedi 31 octobre 2009

Dis papa, c’est quoi être français ?

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Qu'est-ce qui fonde le lien à la nation ou au contraire donne à certains le sentiment d'en être exclus? Ce thème de l'unité nationale fait irruption afin de masquer les vrais problèmes du chômage qui continue d'augmenter tous les mois alors que se profilent les régionales. Qu'est ce que c'est qu'être français ? Qui a bien pu se poser cette question ces derniers temps ? Après le thème sécuritaire aux européennes, qu’il vaut mieux faire oublier vu les statistiques du moment, il fallait retrouver une valeur électorale sûre à la droite pour les prochaines élections régionales. Ce sera l’immigration et l’identité nationale. Personne ne s’y trompe d’ailleurs il s’agit là pour l’UMP de récupérer les voix du FN aux régionales. Le moment choisi pour ce débat n'est évidemment pas innocent. Ils nous ressortent ce thème fédérateur à droite qui permet de faire oublier d'autres problèmes, ceux de la gestion économique, des inégalités ou du bouclier fiscal. Ébranlé par l'accumulation de scandales politiques, le gouvernement nous ressert sa vieille soupe nationaliste.

C'est quoi, l'identité nationale ? On ne peut pas définir l'identité nationale sans parler de l’histoire. Les seuls moyens qu'on a de l'approcher, c'est de parler de l'histoire de la France, de l'espace français, de sa population et de l'histoire de son État. C'est une autre façon de se demander ce qu'est la France, à travers toutes les traces qui sont restées de son Histoire. C’est à dire les monuments, le drapeau, la langue, le territoire, les valeurs communes, la statistique... La France est lié par son passé dans sa diversité présente et de devoir construire le futur de mieux vivre ensemble. C’est quoi être Français aujourd’hui ?», la question ne se pose pas seulement pour un jeune Français né de parents étrangers qui cherche des racines entre son histoire familiale et le pays qu’il habite. Elle concerne tout autant un Corse attaché à la culture insulaire ou un Creusois qui ne reconnaît plus son village, qui a autant changé en cinquante ans que pendant les deux derniers siècles. Elle s’adresse avec autant d’acuité à un Martiniquais ou à un Béké aux Alsaciens et Mosellans qui ont changé cinq fois de nationalité entre 1870 et 1945… On peut être Français en aimant le « bling bling » ou au contraire en le détestant, en chantant avec joie notre hymne national ou au contraire en contestant ses accents martiaux. On peut être Français en pensant que la France, c’est « la terre », ou en pensant que la France n’est France que quand elle est métissée. Alors où se trouve l’identité nationale ? En fait, l'identité nationale, c'est ce qui fait qu'on se sent tous faisant partie du même ensemble. Pour moi, être français, c'est avoir la nationalité française, un point c'est tout. Si vous remettez en cause la nationalité française, vous remettez en cause la construction de la France. L'identité nationale se construit au quotidien et passe par l'adhésion aux valeurs républicaines. Il faut qu'on adhère à certains devoirs qui sont ceux de la citoyenneté française. La nation française est fondée sur une notion d’appartenance à une communauté de citoyens quelque soit ses origines ethniques ou sociales. La république française est fondée sur des valeurs communes : valeurs de démocratie, de droits de l’homme, de laïcité, de tolérance. Quand on mesure l'adhésion des enfants issus de l'immigration à des valeurs communes de la société française, on constate qu'ils ne sont pas moins intégrés que les autres. Longtemps, on n’était français que si l’on était catholique. Puis une rupture est intervenue, à la Révolution. Certaines valeurs du christianisme, comme la personne, la liberté, l’ouverture sur le monde, sont restées au cœur de l’identité nationale, mais sous une forme sécularisée. Et aujourd’hui, le pluralisme et l’acceptation de la liberté religieuse font partie intégrante du corps de doctrine de l’identité nationale. L’identité nationale se doit d’être ouverte, elle se modifie sous l’apport bénéfique de populations venues d’ailleurs. La France est le pays qui, à l’échelle de notre continent, compte le plus de couples mixtes entre Européens et non-Européens. Cela prouve bien la puissance assimilatrice des valeurs nationales. Je déplore l’abandon du concept d’assimilation, au profit de celui d’intégration, puis de multiculturalisme, une route dangereuse qui mène tout droit au communautarisme. La grandeur d’un pays consiste à reconnaître les différentes identités qui se manifestent sur son sol.

René François HEIM

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vendredi 30 octobre 2009

CENSURES ? Stéphane Guillon et Yann Barthès : des têtes vont tomber !

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En haut lieu, les deux amuseurs ne font plus rire depuis longtemps. Si ça continue, il faudra que ça cesse ! Le danger se rapproche…

Branle-bas de combat là où réside « qui vous savez ». Cibles désignées : Stéphane Guillon, Yann Barthès et les Guignols, ces adversaires irréductibles qui résistent encore et toujours à ce même qui vous savez. De plus en plus, « qui vous savez » s'inquiète des effets politiques dévastateurs que les interventions de ces néo-éditorialistes peuvent causer dans l'opinion. De souligner que la stratégie présidentielle de contrôle des médias a finalement échoué. Et pire encore pour ce pouvoir, la sournoise régression de la liberté des journalistes, a été compensée par l'émergence des « humoristes » qui, des Guignols à Canteloup, en passant par Guillon et Barthès, ont occupé un espace éditorial que les journalistes ont déserté. Résultat : le système a généré un antidote à  la morosité ambiante. Car ces amuseurs, écriveurs, bateleurs, imitateurs, complètement affranchis des règles du savoir-vivre journalistiques s'en donnent à cœur joie. Et comme le citoyen de base ne se retrouve pas dans les éditoriaux il se replie fiévreusement sur ces héritiers de Coluche et Le Luron. Dans le collimateur, le patron de Canal, Rodolphe Belmer, jugé coupable de ne pas tenir les Guignols et Yann Barthès. Procédé classique : on lâche le petit écho faisant état du mécontentement suprême. À défaut de pouvoir obtenir la tête de la cible, cette dernière, se sachant menacée, finit par offrir une tête ou deux, histoire de donner des gages. Longtemps efficace, cette arme tend à s'émousser. Le rapport de forces s'inverse. Regardez Guillon à Inter. Toujours là…Cela étant, l'opération « évacuons Guillon en douceur » semble avoir débuté. Il y a eu beaucoup de tension à Inter au printemps dernier autour de ce changement de présidence. Parmi les critiques qui m’ont été adressées, certaines ont évoqué les « rires gras » du studio. Après, forcément, il y a eu un silence de cathédrale ! Et on imagine déjà le piège qui pourrait se refermer sur Guillon. La petite rumeur qui peut devenir grosse. « Guillon ne fait plus rire, d'ailleurs même ses copains du studio ne s'esclaffent plus. Depuis le temps qu'il fait cette chronique, forcément, il s'est usé ». Reste le cas Barthès. Disons-le tout net : pour avoir une idée de ce qui l'attend à terme, dans les semaines qui viennent, scrutons tous attentivement les réactions de Denisot à ses saillies drolatiques. Denisot a toujours été le baromètre canalosarkozyste des grâces et disgrâces…

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jeudi 29 octobre 2009

L'ETAT ASSIGNE 9 DISTRIBUTEURS POUR PRATIQUES ABUSIVES AVEC LES FOURNISSEURS

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L'Etat a décidé d'assigner devant les tribunaux de commerce neuf enseignes de la grande distribution pour des pratiques abusives avec des fournisseurs, a annoncé mercredi le secrétariat d'Etat au Commerce.

Il y aura des assignations dans les jours qui viennent devant des tribunaux de commerce civils qui devront se prononcer sur des clauses abusives et le juge civil déterminera si elles sont abusives ou non, a déclaré le secrétaire d'Etat au Commerce et à la Consommation, Hervé Novelli. Il s'agit de neuf grands distributeurs, dont six alimentaires, a-t-on précisé au secrétariat d'Etat. Selon une source proche du dossier, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U font partie des enseignes assignées. La direction de la concurrence, de la consommation et de répression des fraudes (DCCRF) a contrôlé 400 contrats type depuis la Loi de modernisation de l'économie (LME) d'août 2008, et parmi eux plusieurs centaines de contrats avaient des clauses litigieuses, ajoute cette source. Les huissiers remettent les assignations à partir de mercredi et jusqu'à vendredi. L'Etat demande pour chaque assignation l'amende maximale de 2 millions d'euros, a-t-elle ajouté. Le juge peut aussi accorder la restitution de l'indû versé par des fournisseurs aux distributeurs en raison de clauses abusives d'un contrat, pouvant atteindre des millions d'euros, a précisé cette source. Ces clauses abusives concernent par exemple les contrats qui imposent aux fournisseurs de racheter leur marchandise invendue au même prix ou qui prévoient de fortes pénalités imposées par le distributeur en cas de retard de livraison du fournisseur. Sont concernés aussi les contrats qui obligent les fournisseurs à accepter de faire un rabais sur leurs produits sans contrepartie réelle. La loi modernisation de l'Economie (LME) a autorisé les grands distributeurs à négocier les tarifs avec leurs fournisseurs afin, en principe, de mettre un terme à ce type de pratiques. M. Novelli avait indiqué à plusieurs reprises qu'il allait saisir la justice pour sanctionner des abus de distributeurs.

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mercredi 28 octobre 2009

IL Y A 20 ANS LA CHUTE DU MUR DE BERLIN

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En 1989, alors que la pression du régime se relâchait en URSS, en Pologne et en Hongrie, elle se renforçait au contraire en RDA, en Tchécoslovaquie et en Roumanie. Les choses avaient commencé à changer avec Mikhaïl Gorbatchev et la perestroïka. Sans lui et sa politique, ce qui s'est joué à l'automne 1989 n'aurait pas été possible. En RDA, de plus en plus de gens avaient retrouvé du courage et n'avaient plus peur du système d'oppression du régime du SED. Ils avaient pris conscience que la réalité de la RDA n'était pas du tout immuable. Qu'il existait des possibilités de changer quelque chose là-bas comme l'avaient exigé depuis longtemps les défenseurs des droits de l'homme. Leur engagement contre ce régime communiste de non-droit constitue un des plus grands chapitres de l'Histoire allemande. L'ouverture de la frontière en Hongrie ainsi que la fuite des habitants de RDA vers nos ambassades de Prague, Budapest et Varsovie avaient déjà ébranlé sur ses bases le pouvoir du SED. Les Allemands de l'Est s'enfuyaient par milliers vers les pays «amis» prometteurs d'ouverture, prenant d'assaut les ambassades de RFA à Budapest, Prague ou Varsovie. La Hongrie puis la Républiquetchèque vont leur permettre de fuir et rejoindre la RFA. Le 7 octobre à Berlin-Est, la foule enthousiaste acclame le chef de l'Etat soviétique Mikhaïl Gorbatchev venu célébrer les 40 ans de la RDA. Le père de la perestroïka met en garde les dirigeants est-allemands contre leur immobilisme. Le samedi 4 novembre, ils sont un million à scander «Nous sommes le peuple !» sur l'Alexanderplatz de Berlin-Est, et plusieurs centaines de milliers à travers le pays. Le 9 novembre 1989, une foule immense abattait le mur de Berlin, symbole d’un monde bipolaire. Mstislav Rostropovitch jouait les Suites de Bach, les caméras du monde entier étaient braquées sur l’Allemagne, un vent de liberté soufflait…Les manifestants scandent désormais «Nous sommes un peuple !». Fin décembre, à Dresde, le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl présente publiquement son plan pour la réunification, tandis qu'à Berlin, la Porte de Brandebourg, lieu-symbole de la fracture Est-Ouest, est officiellement rouverte. Nous étions entrés dans une nouvelle ère. La roue de l'Histoire s'était mise à tourner plus vite. La réunification sera scellée onze mois plus tard, plus vite que nul ne l'avait imaginé à l'étranger ou en Allemagne. Le processus d’unification et l’intégration des nouveaux Länder ont entraîné des changements structurels. Mais d’autres facteurs, internes et externes, ont joué un rôle déterminant dans l’évolution du pays : l’intégration européenne, le bouleversement du contexte international, les mutations de la société allemande elle-même. À l’Est comme à l’Ouest, l’Allemagne est profon­dément transformée. Dans le champ économique et social, l’unification a pesé lourd, mais la mondialisation et les régulations européennes ont eu elles aussi un impact considérable. L’ensemble de ces facteurs influe également sur le fonctionnement de la vie politique et du fédéralisme allemands. Pour les relations interna­tionales enfin, la place et la politique de la RFA sont liées à son nouveau statut, mais elles sont aussi conditionnées par la profonde mutation des équilibres et des enjeux internationaux ces vingt dernières années. La géopolitique de l’Europe a été révolutionnée. Vingt ans ont suffi à opérer de profonds changements dans les relations internationales. De voir apparaitre l’émergence d’une Union européenne rassemblant vingt-sept États membres. 

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Vingt ans après la chute de sa frontière de béton, célébrée le 9 novembre prochain, Berlin semble ne jamais avoir été coupée en deux. Difficile d'imaginer qu'il y a vingt ans la Potsdamer Platz était un no man's land séparant le secteur soviétique de Berlin-Ouest. Les herbes folles et les lapins, qui y avaient élu domicile, ont cédé la place à un petit Manhattan berlinois, un îlot d'immeubles ultramodernes reliant l'est à l'ouest de la capitale, un trait d'union entre les deux parties de la ville réunifiée. Au cœur de Berlin, le Mur a presque totalement disparu. La cicatrice laissée par l'édifice se résume à deux rangées de pavés, qui longent son tracé. Les 155 kilomètres du « rideau de fer» qui encerclait Berlin-Ouest de 1961 au 9 novembre 1989 ont été transformés en promenade, le Mauerweg

Peu de personnes sont nostalgiques de la RDA en Allemagne car à l’Est, la structure même du système était problématique. S’il reste des différences entre l’ancienne RFA et l’ancienne RDA, en matière de salaires par exemple, elles vont disparaître. Dans dix ans l’on pourra vraiment dire qu’il n’y a plus qu’un seul et même pays. Parce que ceux qui ont vingt ans aujourd’hui et qui n’ont pas connu les deux Allemagne détermineront les grandes lignes politiques du pays réunifié. Désormais, les générations des futurs dirigeants possèdent tous la même culture, ils ont les mêmes repères. Et à l’avenir, ils iront dans la même direction.

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jeudi 22 octobre 2009

Nous sommes tous des Roms

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L'expression « gens du voyage » a été mise en circulation par deux décrets français des années 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes. En effet, dans la pratique administrative et dans le langage médiatique, cette appellation est souvent utilisée pour désigner les Tsiganes de France (y compris les Sinté/Manouches et les Kalés/Gitans), bien qu'ils ne soient itinérants que pour environ 15% d'entre eux, et que parmi la population itinérante en France ils ne soient qu'une minorité. C'est dans un souci de ne pas désigner ethniquement une identité présente sur le sol français que le langage officiel utilise cette expression, le Droit français ne reconnaissant pas l'existence de minorités ethniques ou nationales. Il ne faut pas confondre « gens du voyage » avec les Irish Travellers en anglais, ce qui est souvent fait lors de traductions d'une langue à l'autre. Ces derniers, qui ne sont pas non plus nomades, sauf une petite minorité, sont d'origine irlandaise alors que les Tsiganes au sens large du terme, y compris donc les Gitans et les Manouches, sont d'origine indienne et parlent une langue également d'origine indienne. Les gens du voyage ont sur un plan culturel beaucoup contribué à la musique, tant classique, qu'au jazz. Il conviendrait de parler de « Musique des gens du voyage » et « Jazz des gens du voyage ».

Un « Rom » ? L'étymologie parle, mais si elle est ignorée ou oubliée : c'est « Homme » en hindi. « Romanichels » ? « Un groupe d'hommes ». « Manouches » ? « Les gens »... « Hommes » ? Sont-ils traités en hommes  (et en femmes) , les Roms ? Oui. Quand ils chantent, dansent, font rêver, fantasmer... « D'où viens-tu gitan » ? Qui ne rêve pas d'une « princesse aux pieds nus » ? Qui n'aime pas leur musique, leur art, leur cuisine ? Les « nuits tsiganes » rencontrent un succès croissant. Comme les festivals, à l'image de celui de Budapest qui va se dérouler à la mi-août. Et leurs pèlerinages aux Saintes-Marie ou ailleurs font de « belles images »...Tsigane ? Du grec Αθίγγανος (« intouchable »). Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien... Un peuple d'Europe. Qui disposait d'un visa jadis grâce au roi de Bohème (dont leur surnom de « bohémien ». Un peuple qui n'aime plus qu'on l'appelle tzigane, à cause du Z que les nazis tatouaient sur leur corps dans les camps où ils ont, comme les juifs, été traités en « impurs », en « sous-hommes », en  rats à éliminer...Fascination, répulsion...Fantasmes et peurs. Trop « différents » pour être traités en « égaux ». Trop gênants. Trop dérangeants.Quand passent les Tsiganes, on se barricade, on ferme les yeux...et parfois on rêve de devenir le fusil que l'on voudrait avoir. Pour les chasser, ou les éliminer. Dans le meilleur des cas, pour ne pas être en infraction face à des lois mal acceptées et mal appliquées, y compris par des élus locaux généreux dans leurs discours, on les tolère, sur des terrains trop vagues. En les surveillant de près. Dans la quête de boucs émissaires, bien des chemins mènent aux Roms. Même à Rome, où l'on devrait pourtant se souvenir ce que « migrer » veut dire...et peut entraîner

. Comme nous sommes tous des « étranges étrangers » pour les gens d'ailleurs, différents.

Voir la bande-annonce de « Khamsa »)

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La quatrième journée nationale des « gens du voyage »

La quatrième journée nationale des « gens du voyage » va être l'occasion aujourd'hui de rappeler que ces citoyens français sont victimes de profondes discriminations.

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Il y a deux ans, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) adressait ses recommandations au gouvernement concernant les gens du voyage. Ne voyant venir aucune réponse concrète, elle a publié samedi dernier au journal officiel son rapport portant sur deux discriminations législatives majeures visant ces populations : un droit de vote soumis à trois ans de rattachement ininterrompu à une commune (soit six fois la durée imposée à un SDF) et le « carnet de circulation ».
La Halde recommande ainsi « d'éliminer l'obligation de faire viser ce document tous les trois mois (par la police ou la gendarmerie) » et de faire des peines encourues des amendes et non plus des peines de prison (de trois mois à un an).
« Nous ne pouvons que rejoindre la Halde et déplorer l'inertie de l'Etat, toujours prompt à poursuivre les gens du voyage mais pas à leur garantir une égalité de droits », a expliqué le directeur de la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (Fnasat), regroupant 80 associations.
Ainsi, dit-il, « l'Etat ne veut pas utiliser les ressorts nécessaires pour faire appliquer la loi de 2000 qui imposait aux communes de plus de 5 000 habitants de réaliser des aires d'accueil pour les voyageurs » : fin 2008, seules 42% avaient effectivement été mises en place. Pour le directeur de la Fnasat, « le problème central des gens du voyage », estimés à environ 400 000 personnes en France dont un tiers seraient encore nomades, « est celui de l'habitat ». Or poursuit-il, « les aires d'accueil - sur lesquelles on pratique une sorte d'assignation à résidence ne sont pas une réponse satisfaisante pour une grande majorité des familles qui souhaitent, tout en pratiquant parfois l'itinérance, posséder des terrains privatifs dont l'accès reste extrêmement difficile en raison de l'opposition des municipalités ».
« Les besoins en habitat des gens du voyage ont évolué vers plus de sédentarisation et d'habitat social » la présidente du comité de pilotage du Réseau Gens du Voyage, qui va participer aujourd'huià Paris à un colloque sur ces évolutions. « L'un des principaux défis à venir consistera à reconnaître la caravane comme un logement à part entière » pour les gens du voyage.
Cette reconnaissance permettrait notamment de faciliter la domiciliation et donc les démarches pour obtenir papiers d'identité, inscrire les enfants dans les écoles et les adultes sur les listes électorales.
La présidente de l'association nationale des Gens du Voyage catholiques - ANGVC), milite également à travers une pétition relayée par les autres associations pour que la trêve hivernale (1er novembre - 15 mars) concernant les expulsions locatives et les coupures d'électricité soient aussi appliquée aux gens du voyage.
Des familles de voyageurs subissent toujours « une chasse ouverte » permanente, souligne le texte, et « malgré les températures extrêmement basses, des coupures et/ou refus de branchement (d'eau et d'électricité), sans que quiconque ne s'émeuvent des conséquences sur les enfants, les personnes âgées ou les malades ».

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samedi 17 octobre 2009

La traite des êtres humains prospère en Europe

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Chaque année dans le monde, des millions de personnes sont victimes de traite  des êtres  humains à des fins d’exploitation sexuelle, de travail forcé ou de prélèvements d’organes. La traite des êtres humains est un esclavage moderne très lucratif qui continue à prospérer et briser des vies en Europe, souligne le collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains », à l'occasion de la Journée européenne contre la traite qui se tient aujourd'hui.
Ce commerce criminel arrive en troisième position derrière le trafic de drogue et d'armes en terme de bénéfices : il générerait 27 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel selon des estimations internationales.
Chaque année dans le monde, de 800 000 à 2,4 millions de personnes sont victimes de traite des êtres humains. Selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la plupart des pays du monde sont touchés par ce phénomène, que ce soit comme pays d'origine, de transit, ou de destination des victimes qui sont principalement des femmes et des enfants.
La traite des êtres humains est définie dans l'article 4 de la Convention du Conseil de l'Europe du 16 mai 2005 et dans le Protocole de Palerme additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée.

Cette expression désigne « le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l'accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou d'autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d'autorité ou d'une situation de vulnérabilité, ou par l'offre ou l'acceptation de paiements ou d'avantages pour obtenir le consentement d'une personne ayant autorité sur une autre aux fins d'exploitation ».
La traite des êtres humains comprend « au minimum, l'exploitation de la prostitution d'autrui ou d'autres formes d'exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l'esclavage ou les pratiques analogues à l'esclavage, la servitude ou le prélèvement d'organes ».
Selon le rapport 2009 de l'ONUDC, la majorité des victimes dans le monde sont exploitées sexuellement.
En Europe, la traite concernerait 100 000 à 200 000 personnes, pour la plupart à des fins sexuelles.
Depuis quelques années, les flux de la traite se sont déplacés de l’Asie vers l’Europe de l’Est et du Sud-est, devenue actuellement une zone majeure d’origine et de transit du trafic. Les pays de destination pour ces victimes sont situés en Europe de l’Ouest.
Une autre route de la traite vers l’Europe de l’Ouest vient d’Afrique et du Maghreb. Dans le champ de l’exploitation sexuelle, l’Afrique est devenue ces cinq dernières années une zone d’origine de la traite en pleine explosion. Si la traite passe parfois par des agences de placement douteuses ou des “fiancés” qui se révèlent proxénètes, une méthode plus radicale, l’enlèvement de jeunes filles mineures, est pratiquée en Europe centrale et orientale. Dès lors qu’il s’agit d’enfants, cible facile des trafiquants, nous avons un devoir de protection renforcée. Le problème est d’autant plus aigu qu’il s’agit presque toujours d’enfants étrangers, parfois isolés et cela rejoint, bien sûr, la question plus générale de la protection due aux enfants et aux jeunes majeurs migrants. Le nombre des enfants victimes d’exploitation sexuelle est en augmentation en France et concernerait plusieurs centaine d’enfants, pour la plupart étrangers (Roumanie, Afrique subsaharienne, Maghreb…). Lutter contre la traite à des fins d’exploitation sexuelle, c’est lutter contre les trois éléments du système prostitutionnel, les trafiquants, les proxénètes, les clients, car le client est acteur dans cette dérive humaine. La traite des êtres humains est le fait, en échange d'une rémunération ou de tout autre avantage ou d'une promesse de rémunération ou d'avantage, de recruter une personne, de la transporter, de la transférer, de l'héberger ou de l'accueillir, pour la mettre à sa disposition ou à la disposition d'un tiers, même non identifié, afin soit de permettre la commission contre cette personne des infractions de proxénétisme, d'agression ou d'atteintes sexuelles, d'exploitation de la mendicité, de conditions de travail ou d'hébergement contraires à sa dignité, soit de contraindre cette personne à commettre tout crime ou délit.

 

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vendredi 16 octobre 2009

Un milliard d'affamés

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C'est un nombre abstrait. Une statistique parmi tant d'autres qui peut passer inaperçue dans le flot ininterrompu de données chiffrées, de graphiques et de pourcentages déversé par le robinet inlassable de l'information. Qui sursaute encore en entendant qu'un milliard de personnes dans le monde est affamé ? Un être humain sur six qui ne mange pas à sa faim, ou qui ne mange pas du tout, cela devrait nous empêcher de dormir du sommeil du juste. Comment voir le monde et construire une relation durable avec lui en occultant plus ou moins inconsciemment cette écrasante réalité de l'humanité ? La générosité est bien là, pourtant, prête à être stimulée. Mais les gouvernements préfèrent s'en remettre aux opérations de charity business, pour se décharger de leurs mauvaises consciences. Point de salut sans une réforme de l'agriculture, répondent organisations humanitaires et experts. La situation fait davantage penser à la montée, lente mais inexorable, d’une marée qui emporte un nombre croissant d’individus venus grossir la foule des populations sous-alimentées. Quasiment occultée par la crise économique, la conjugaison d’un ralentissement de la croissance, d’une hausse du chômage et d’une baisse des transferts d’argent effectués par les émigrés, le tout accompagné de prix alimentaires élevés, a fait passer pour la première fois le nombre de ceux qui ont chroniquement faim à plus de 1 milliard de personnes. La tendance s’est ainsi inversée par rapport au déclin, enregistré depuis un quart de siècle, de la proportion des sous-alimentés dans la population mondiale. La flambée des prix en 2008 continue à faire sentir ses effets. De plus, les pays voient leurs revenus amputés par la crise financière internationale. La crise s’étend au-delà de l’Afrique, alors que la récession économique aggrave l’impact de la hausse des prix. Des pays qui n’ont guère connu de problème alimentaire depuis près de vingt ans, comme le Kirghizistan, demandent maintenant de l’aide. Et le pire est encore à venir. Car l’aggravation de la récession pèse clairement sur le pouvoir d’achat, et les prix des denrées alimentaires restent élevés. Il ne faut pas oublier que les produits alimentaires sont en ce moment 60 % plus chers qu’ils ne l’étaient il y a seulement dix-huit mois. Cela signifie que les personnes qui consacrent 60 ou 70 % de leurs revenus disponibles à la nourriture ont été très durement touchées.

Le problème de l'insécurité alimentaire est d'abord une question de mobilisation au plus haut niveau politique pour que les ressources financières nécessaires soient disponibles. Chaque année, les soutiens à l'agriculture des pays de l'OCDE atteignent 365 milliards de dollars et les dépenses d'armement 1 340 milliards. L'économiste américain Jeffrey Sachs recommande lui le triplement des investissements dans le monde pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, tel que l'a connu le secteur sanitaire en moins de dix ans. Il prône un accroissement de l'aide envers les petites exploitations agricoles africaines afin de passer d'une économie de subsistance à une économie commerciale durable.
La faim dans le monde, c'est un scandale, pas une calamité naturelle.  Les ONG humanitaires et de développement rabâchent leur credo d'une réforme des politiques commerciales et agricoles : arrêt de la libéralisation à tout-va, qui provoque une volatilité des cours des denrées alimentaires, investissements massifs dans l'agriculture par les gouvernements du Sud et via l'aide au développement du Nord.
Le milliard de personnes souffrant de la faim n'est pas traitable par l'aide alimentaire mais par une réforme globale de l'agriculture. Il faut protéger l'agriculture familiale, qui fait vivre 45 % de la population mondiale, en recourant à une protection des marchés. En termes de modes de production, l'agro-écologie doit être privilégiée contre l'agriculture industrielle et intensive pour préserver l'environnement.
Prise en tenaille entre le milliard d'affamés et la question environnementale qui oblige à réfléchir sur les modes d'exploitation, la communauté internationale est bien obligée de mettre les choses à plat sinon on va dans le mur. D’autant que paradoxalement l’agriculture est en crise et que le monde agricole a du mal à vivre de son travail.
Il est incompréhensible et inadmissible, alors que les prix agricoles ne font que baisser, que les prix à la consommation augmentent. A qui profite le crime ???

René François HEIM

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jeudi 15 octobre 2009

Rénover l'industrie

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Succession de plans sociaux et fermetures d'usines en série. Le gouvernement lance les états généraux de l'industrie, un secteur de l'économie durement touché par la crise.

Depuis des années, le chômage mine la cohésion sociale de notre pays. L’augmentation du chômage est aujourd’hui la conséquence la plus concrète et la plus grave de la crise : l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) annonce 800 000 chômeurs supplémentaires en France d’ici à la fin 2010. Le chômage de masse est l’une des causes de la crise financière. S’il y avait moins de petits boulots, moins de petits salaires, les ménages auraient moins besoin de s’endetter pour maintenir leur niveau de vie : on ne pourra pas sortir de la crise si on ne lutte pas radicalement contre le chômage et la précarité.

 « Etats généraux » : voilà qui sonne bien, qui fait penser aux enthousiasmes révolutionnaires de 1789 ! Mais aujourd'hui une appellation galvaudée, usurpée, tenant plus du marketing « Communication » que de l'action politique.

« Si on ne garde pas les usines, on n'aura pas d'emplois », avait prévenu le président de la République Nicolas Sarkozy le 3 septembre en annonçant la tenue prochaine de ces rencontres qui seront ouvertes par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.
L'objectif officiel de ces états généraux - une formule que semble apprécier le gouvernement, qui en a déjà organisé pour l'automobile, la restauration ou la presse - est de  faire de l'industrie le moteur du redémarrage économique et de dessiner une nouvelle politique industrielle de la France. Qu’en sera-t-il de la grande réflexion sur l'industrie française ? Elle souffre de maux que personne n'ignore. Ils sont communs à toute l'Europe, encore accentués par la crise, avec toutefois des particularismes hexagonaux. Par exemple, cette taxe professionnelle - en voie d'abolition - qui « punit » l'investissement, donc l'innovation. Ou encore le lourd encadrement juridique des PME qui freine leur développement. Sans oublier une pénurie de grandes PME, qui sont ailleurs, notamment en Allemagne qui est dans le peloton de tête de l'économie. Apparemment en France, l'entreprise familiale qui réussit sans être dirigée par l'élite cooptée, reste entachée de suspicion... Un programme de consultations entre ministres, partenaires sociaux, fédérations industrielles et ateliers régionaux devrait déboucher sur une  convention nationale  qui tracera les lignes d'une politique industrielle. Une gageure à l'heure où la crise continue de faire disparaître emplois et usines. Outre la crise, des faiblesses structurelles sont en cause : problèmes de trésorerie, charges sociales et fiscales trop lourdes, manque d'entreprises de taille moyenne.  Le combat pour l'industrie en général est un combat pour la compétitivité, à la reconstitution de la compétitivité nationale  et à la mise en place d'une stratégie industrielle de moyen et long termes à l’innovation vers de nouveaux secteurs dont les énergies renouvelables les bio-industries la nouvelle technologie ect… Pour préserver des emplois dans l'industrie, il reste impératif de trouver de nouveaux secteurs à développer ou de nouveaux marchés à conquérir. Produire en France peut être aussi bien que produire ailleurs, si on a une bonne productivité et une bonne flexibilité, note Christophe Gourlan, directeur général de la filiale française du groupe allemand de robinetterie Hansgrohe, qui a une usine en Alsace. Mais les gains de productivité, sur lesquels l'industrie française s'est traditionnellement appuyée pour faire face aux crises, ne peuvent pas s'étendre à l'infini.
René François HEIM


Il faudrait logiquement mener à une réflexion plus exhaustive autour d'« états généraux européens » de l'industrie. L'Union européenne est marché unique tout en restant basée sur une notion de concurrence à l'intérieur de ce marché ouvert aux 27. A l'époque de la mondialisation avec son flux sans entraves de marchandises, cette notion a quelque chose d'obsolète. Elle perpétue l'esprit de clocher alors qu'il vaudrait mieux faire bloc à 27 pour assurer l'avenir de l'industrie européenne face aux géants américain et asiatique.
Malheureusement, une telle cohésion implique volonté et vision politique, toutes deux absentes. L'initiative, l'innovation et le dynamisme à tous les niveaux semblent fuir un vieux continent recroquevillé. Pourtant, les alertes clignotent !
 

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Jean-Claude KIEFER

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mercredi 14 octobre 2009

Jean Sarkozy et l’EPAD

Jean Sarkozy version Stéphane Guillon expliqué aux roturiers.


Jean Sarkozy, prince des Hauts de Seine - Stéphane Guillon sur France-Inter

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Le paradoxe

L'affaire Jean Sarkozy est symbolique d'une "culture monarchiste". Cette élection attendue a l'apparence de la légalité cependant, derrière cette apparence se cache une réalité, la reproduction héréditaire des élites. C'est du népotisme, mais cela a toujours existé sous la Ve République. Cet événement n'est pas symbolique de la Ve République, mais plutôt de la culture monarchiste française latente dans notre pratique politique et constitutionnelle depuis 1789. Cette pratique referme la classe politique sur elle-même et dresse un mur entre la "noblesse d'Etat" dont parlait Pierre Bourdieu et le tiers état, le bas peuple qui accède plus difficilement à l'exercice du pouvoir mais à qui on demande d'acclamer par le vote cette "noblesse" qui s'auto reproduit. Ou la façon de voir le suffrage universel légitimer l'exercice du pouvoir par ceux qui l'ont déjà. L'élection est considérée comme l'instrument permettant au peuple d'exercer le pouvoir. On se rend compte qu'elle est un instrument permettant de confier l'exercice du pouvoir à ceux qui le possèdent déjà. Une réflexion de grande envergure est à mener sur la signification du vote dans la construction des pratiques démocratiques. Voir aujourd'hui le nombre d'électeurs qui se rendent aux urnes?

La question est : comment réussir non pas en étant bien né mais par ses qualités, ou l’égalité des chances. Comment peut-on encore parler d’égalité républicaine à la jeunesse française.

Mr Sarkozy rappelant qu'à la création des lycées, en 1802, la France signifiait que "ce qui compte pour réussir, ce n'est plus d'être bien né". On n'aurait pas pu trouver contraste plus saisissant entre les principes portés par un verbe allégorique et une pratique presque cynique assénée sans modération.

Le sarkozysme ou la main mise sur le pouvoir : la justice, les médiats, les collectivités locales etc … dictateur ? Attention et peu de temps après le peuple comprend que le pouvoir pris ne satisfait que celui qui le tient et que le dictateur est bien incapable de répondre aux attentes qu'on a fondé sur lui.

Restons vigilant !!!

René François HEIM

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mardi 13 octobre 2009

MESSIEURS LES JOURNALEUX,

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Vous exercez un métier noble. Vous êtes responsables d'une mission prestigieuse: INFORMER les citoyens de notre pays. Les mettre, en leur permettant d'acquérir la connaissance des réalités de ce monde, grâce aux diffusions des faits, dans les médias,  à même d'exercer leur métier de citoyen, leur contrôle politique, leurs choix électoraux.

Car, comme l'ont écrit Alfred Sauvy:” Bien informés, les hommes sont des citoyens, mal informés, ils deviennent des sujets:”  et Jean François Revel:” La civilisation démocratique est entièrement fondée sur l'exactitude de l'information. Si le citoyen n'est pas correctement informé, le vote ne veut rien dire.”

C'est donc une très lourde responsabilité qui pèse sur vos épaules, celle de permettre aux Français d'être des citoyens et non des sujets et toute violation de cette obligation est UN CRIME CONTRE LA REPUBLIQUE, UN CRIME CONTRE LA DEMOCRATIE!!!

Or force est de constater que dans votre immense majorité vous avez démissionné de vos devoirs essentiels, vous commettez chaque jour ce crime contre nos concitoyens. Vous les abreuvez de petites phrases insignifiantes, ridiculisant volontairement les femmes et hommes politiques de ce pays, petites phrases que vous privilégiez au fond, aux propositions sérieuses, tendant des pièges. Il faut vous voir interviewer un tel ou une telle, quémandant vos sacrées petites phrases comme un mendiant qui réclame quelques sous: “une petite phrase, Madame, Monsieur, je vous en supplie, une petite phrase….”

Et pendant ce temps, il se passe des choses très graves telles que le démantèlement de la Sécurité Sociale, des projets contre les retraites etc.… que vous ne diffusez qu'au compte goutte, quand il est trop tard pour mobiliser le peuple.

Et pendant ce temps là vous mettez toutes vos forces dans la balance pour discréditer tel ou tel politique, suivant les désirs du pouvoir en place.

Votre cible préférée s'appelle SEGOLENE ROYAL!!!.

A Montpellier, à la Fête de la Fraternité, Messieurs les Journaleux, nous avons pu nous entretenir avec certains d'entre vous qui nous bousculaient pour prendre telle ou telle  photo. A la question pour ce à quoi ça sert, vous nous avez répondu:” Ce n'est pas de notre  faute. Nous, on fait notre boulot. Ce sont nos patrons qui écrivent nos articles.”

Ce n’est pas moi, c'est l'autre. C'est la réponse d'un enfant de la maternelle!!!

Le schéma que vous nous proposez? Les journalistes vont sur place à la recherche de la photo qui fera vendre. Les Directeurs de la Rédaction, après concertation avec l'Elysées écrivent leurs articles, de sorte que ce ne sont pas des informations qui sont diffusées, mais les petites histoires, les petits romans qu'un Président peu scrupuleux veut nous faire avaler!!!!

EN FAIT VOUS PRETEZ LA MAIN A UNE VERITABLE MANIPULATION DE L'OPINION PUBLIQUE!!!

Mais ce n'est pas une excuse, Messieurs les Journaleux!!Vous ne pouvez pas vous dédouaner aussi facilement de vos responsabilités qui consistent à nous fournir une information exacte, honnête et crédible.

Etre un bon journaliste et se battre pour la vérité de l'information, ce n'est pas une obligation limitée aux périodes faciles où le pouvoir respecte la liberté de la Presse. Cette obligation, cette impérieuse nécessité doit être respectée quel que soit le régime politique en place.

J'ai d'autant plus de déplaisir à vous écrire cette adresse que je suis moi même fille de journaliste. Mon père, pendant la guerre, dans un stalag, lisait les journaux allemands, et avec son expérience politique et journalistique, rétablissait la vérité et allait diffuser son journal dans les différentes baraques, risquant ainsi sa vie. C'est cela le journalisme. Ca demande simplement un peu de courage.

Oui, un peu de courage, Messieurs les journaleux. Un peu moins de servilité!!!Honte à vous lorsque vous travestissez volontairement la vérité!!!Honte à vous lorsque vous mentez délibérément!!!!

Un exemple récent concernant justement votre proie préférée.

Lorsque Madame Ségolène Royal a fait une campagne contre la prétendue taxe carbone, volant au secours de NS, votre grand amour, vous avez osé dire que la Présidente de la Région Poitou -Charente revenait sur sa parole puisqu'elle avait signé la charte de Monsieur Hulot, alors que vous saviez pertinemment que c'était faux puisque Ségolène Royal avait accompagné se signature d'une lettre faisant toutes réserves sur cette taxe qu'elle estimait inopportune et non pertinente. Après qu'elle ait rétabli la vérité, certains d'entre vous l'ont traitée de menteuse!!!!Un mensonge de plus à votre charge. Oui lorsqu'il s'agit de Madame Royal, vous accumulez les mensonges pour la détruire dans l'opinion publique. Il faudrait un roman pour les citer tous ces ignobles mensonges.

Autre mensonge pour l'université participative de la connaissance au Théâtre Dejazet.Vous avez compté 200 ou 250 participants alors que l'orchestre, qui était comble, contient 450 places et qu'il y avait également beaucoup  de monde  aux balcons. Donc 600 ou 650 personnes. Mensonges encore!!!

Mais cette fois nous avons compris votre stratagème!!! Vous y êtes arrivés avant que la salle soit remplie et êtes partis au bout de 10 minutes. Et voilà avec quel sérieux vous informez nos concitoyens. Honte à vous, Messieurs les Journaleux!!!

Heureusement, parmi vous, il existe encore quelques vrais journalistes honnêtes et je salue leur courage de rester honnêtes sans se laisser emporter par la vague des désinformateurs, des menteurs.

Heureusement, il y a INTERNET qui nous permet d'apprendre ce que tout le monde veut nous cacher. Mais, Hélas, tout le monde n'a pas internet!!!

Un peu de courage, Messieurs les Journaleux!! Les Français n'ont pas vocation à devenir serviles. Un peu de courage, Messieurs les Journaleux pour l'honneur de la République, pour l'honneur de la Démocratie.

Article envoyé par mon ami Marc Muller

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lundi 12 octobre 2009

SEGOLENE ROYAL

Invitée au GRAND JURY RTL LCI , Ségolène ROYAL  a décrit l'échec à mi-mandat  du Président de la République, notamment en ce qui concerne sa promesse phare sur le pouvoir d'achat.
Elle notamment fait la liste des nouvelles taxes imposées aux classes moyennes et populaires.


DESIRS D'AVENIR

Bonjour à tous,

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion d'écouter l'entretien que vient d'achever Ségolène sur RTL, à l'occasion de l'émission du Grand Jury.
Si ce n'est le cas, je peux vous certifier que Ségolène a de nouveau été en tous point remarquable dans ses propos et ses interventions malgré le matraquage médiatique et les railleries dont elle a encore une fois été victime par ces journalistes sans scrupules.
Ceux-ci ont notamment essayé de l'arrêter au moment ou elle a énumérée à juste titre la vingtaine de taxes subites par le peuple, en la comparant avec Georges Marchais.
Quel bonheur de l'entendre défendre les salariés en promouvant les actions menées dans les régions tenues par la gauche.
Merci à elle de dénoncer cette régression sociale accentuée par ce pouvoir en place qui ne prend pas les mesures nécessaires pour sortir de la crise.
Son explication, sur son refus d'intégrer la direction du parti, est très cohérente et très juste, la jeune génération de politiques doit avoir sa chance.
Tous derrière elle, merci.

Marc Muller adhérent à DA

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jeudi 8 octobre 2009

Biocarburants: en avant pour la seconde génération

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Le gouvernement s'apprête à lancer l'expérimentation à grande échelle des agrocarburants de deuxième génération, avant même d'avoir tiré le bilan de la première, décriée pour ses impacts sur l'environnement et l'utilisation de terres agricoles.

Le conseil d'administration de l'Ademe, l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie, vient de valider un plan de développement des agrocarburants de 2e génération baptisé BioTfuel, d'un montant de 112 M d'euros. Produits à partir d'herbes et de résidus agricoles et forestiers, la 2e génération, qui utiliserait davantage de variétés de plantes, ne se substituerait pas a priori à des cultures alimentaires. Selon un document "confidentiel" de l'Ademe dont l'AFP a obtenu copie jeudi, ce plan vise la fabrication de "biocarburant de type biogaz et biokérosène en 2015". Le projet prévoit la construction de deux sites industriels, dont un à Compiègne, l'autre sur "un site" de Total, qui a confirmé, dans un communiqué, son intérêt à prendre une part active dans le projet. Le groupe pétrolier fait partie du consortium réuni pour conduire les expérimentations, comprenant notamment l'Institut français du pétrole (IFP) et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), Sofiproteol (Etablissement Financier de la Filière des Huiles et Protéines Végétales) et le groupe industriel allemand Uhde. BioTfuel vise un rendement de 30% au niveau expérimental et un minimum de 20% au plan industriel: soit 1 Mt de matières sèches pour produire 200.000 à 300.000 litres de carburant.

Il s'agit bien d'une expérimentation le souci, depuis le début, est de connaître le bilan carbone (les émissions de gaz à effet de serre) des agrocarburants. Il faut tenir compte du transport de grandes quantités de matières premières jusqu'aux sites de traitement industriel. L'Ademe a bien été chargée d'une évaluation des impacts des agrocarburants de 1e génération; après un premier rapport décrié, une seconde expertise lui a été commandée mais sa publication se fait toujours attendre, laissant libre cours aux spéculations. Pour la Confédération paysanne, "le gouvernement met le champignon sur la deuxième génération car le rapport va montrer que la première génération est nulle. Si le bilan était bon, on ne se serait pas dépéché de lancer la 2e génération sans avoir procédé à une étude d'impact préalable. En 2008, un expert Energies renouvelables de l'Ademe, mettait déjà en garde contre les effets pervers des biocarburants, même de seconde génération. Si on convertit des prairies ou pire, une forêt, qui stockaient des quantités considérables de CO2, soudain relâchées dans l'atmosphère, le bilan devient catastrophique.

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lundi 5 octobre 2009

Travail décent pour chacun

 

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La crise économique menace les emplois et le futur des personnes aux quatre coins du monde. Des décennies de déréglementation et l’avidité et les énormes bénéfices d’une petite minorité ont plongé le monde dans la plus grande récession depuis les années 1930. Le travail décent doit être au cœur des actions gouvernementales afin de relancer la croissance économique et de construire une nouvelle économie mondiale qui donne la priorité aux personnes. L'insuffisance et la précarité des moyens de subsistance sont une constante parmi les pauvres. Chômage, sous-emploi, travail occasionnel, salaires de misère et conditions de travail dangereuses : tel est leur lot à la ville comme à la campagne.
Le droit à un travail décent implique l'accès à un travail productif et suffisant d'une qualité acceptable, dans lequel les droits de la personne qui l'exerce sont protégés et qui assure un revenu suffisant avec une couverture sociale convenable. Un travail suffisant signifie que chacun a pleinement accès à une source de revenu. Le droit à un travail décent recouvre trois types de droits : le droit au travail, les droits du travailleur et le droit à une protection sociale convenable. Le droit à un travail décent ne se limite pas au travail salarié : il englobe aussi le travail indépendant, le travail à domicile et d'autres activités rémunératrices. Il requiert l'instauration d'un environnement social, économique et physique dans lequel toutes les personnes ont des chances égales et équitables de prospérer par leurs propres efforts et dans des conditions qui respectent leur dignité. Ainsi conçu, le droit à un travail décent a pour corollaire la responsabilité de promouvoir les compétences individuelles et de développer les possibilités qui permettront à chacun de trouver un travail productif et de gagner décemment sa vie.
Le droit à un travail décent présuppose l'existence à la fois d'emplois et de facteurs indispensables à la création de revenus : capitaux, accès au crédit, réglementation favorable, etc.
Les droits du travailleur incluent le droit de chacun de jouir de conditions de travail justes et favorables, y compris un salaire équitable, une rémunération égale pour un travail de valeur égale, l'égalité des chances, des conditions de travail sûres et salubres, des heures de travail et de repos raisonnables, ainsi que le droit d'organisation et de négociation collective.
Les diverses formes d'exploitation - telles que le travail servile et d'autres pratiques s'apparentant à l'esclavage - sont interdites. Toutes les possibilités d'emploi et les activités génératrices de revenus doivent être d'une qualité acceptable, c'est-à-dire qu'elles doivent être culturellement appropriées et compatibles avec la dignité de la personne.
Le droit à un travail décent requiert également que des mécanismes de protection sociale bien conçus et adaptés aux besoins soient mis en place pour pallier les situations - crises économiques ou politiques, par exemple - dans lesquelles certaines personnes n'ont plus accès à un emploi régulier.

Chaque femme et chaque homme doivent pouvoir accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Ce grand dessein est le point de convergence de quatre objectifs stratégiques : promouvoir et réaliser les principes et droits fondamentaux au travail ; accroître les possibilités pour les femmes et les hommes d’avoir un emploi et un revenu décents ; étendre le bénéfice et l’efficacité de la protection sociale à tous ; renforcer le dialogue social.

Des actions concrètes sont développées par les organisations syndicales à travers le monde pour permettre à tous d’avoir les moyens de mener une vie digne.

Nous voulons l’éradication de la pauvreté et des inégalités car des millions d’habitants de notre planète vivent dans la misère. La pauvreté s’accroît, même dans les pays développés, et les inégalités prennent des proportions vertigineuses. Rien ne peut justifier l’écart entre les millions d’être humains qui disposent de moins d’un dollar par jour et les revenus mirobolants de certains dirigeants d’entreprises ou les rentes fabuleuses tirées de l’exploitation des ressources de la planète ou de placements financiers. De tous temps, le syndicalisme a combattu les inégalités. Plus que jamais, le problème se pose à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, plus de 200 millions d’enfants travaillent dans le monde, exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Les enfants sont contraints de travailler parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent. Le travail des enfants perdure, même là où il a été déclaré illégal, et il est souvent entouré d’un mur de silence, d’apathie et d’indifférence. Mais le mur commence à s’effriter. Alors que l’éradication du travail des enfants est un objectif à long terme dans de nombreux pays, certaines formes du travail des enfants doivent être combattues d’urgence. Près de trois quarts des enfants qui travaillent sont en prise aux pires formes du travail des enfants. L’abolition effective du travail des enfants est l’un des plus urgents défis de notre époque.

René François HEIM

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Posté par RENE HEIM à 13:15 - SOCIALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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