MIEUX VIVRE ENSEMBLE ( DESIRS D'AVENIR )

dimanche 29 janvier 2012

Accords de compétitivité

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Les accords de compétitivité, ce serait soit disant permettre une négociation dans une entreprise pour revenir sur le temps de travail. Cela impliquerait un profond bouleversement du droit du travail. Ces accords impliqueraient en effet que les éléments salaire et temps de travail puissent être négociés directement par les syndicats de l'entreprise. Actuellement, de tels accords nécessitent la signature d'un avenant au contrat individuel, signé par chaque salarié, pour entrer en vigueur. S'il refuse de signer, le salarié peut être certes licencié pour raison économique, mais le patronat s'inquiète des recours aux prud'hommes qui peuvent remettre en cause le licenciement. Tout simplement les raisons économiques invoquées ne sont pas toujours avérées. La Cour de cassation a rappelé en 2008 que la rémunération et le temps de travail sont des éléments essentiels du contrat de travail et nécessitent à ce titre l'accord des deux parties pour être modifiés. Si la loi permettait à un accord collectif de le modifier sans l'accord individuel du salarié, ce sera un véritable bouleversement. Je le dit haut et fort je ne veux pas que l’on m’impose une modification de mon contrat de travail de façon unilatérale sans mon approbation. Je veux garder le libre arbitre de mes choix de société et cela ne passe pas par des contraintes obligées. De toutes façons le recule des acquits sociaux n’en jamais empêché les entreprises de licencier ou de délocaliser.

Exemple en 2007, à l'usine Continental de Clairoix (Oise), la CFTC et la CGC acceptent ainsi un passage aux 40 heures, associé à une hausse de salaire de 92 euros et à des titularisations d'intérimaires. Ce qui n'empêchera pas l'usine d'annoncer sa fermeture en 2009. Autre exemple, juillet 2010 pour éloigner le spectre d'une délocalisation de leur usine au Mexique, 1.150 salariés du site General Motors de Strasbourg doivent se prononcer par vote interne sur l’abandon de certains de leurs acquis sociaux. En effet, la direction de leur groupe basée aux Etats-Unis exige qu'ils diminuent leur masse salariale de 10%, afin réduire l'écart avec les salaires mexicains. Pour réduire les coûts, les salariés devront accepter un gel des salaires sur deux ans, la perte de 6 jours de RTT sur 17, et la suppression de l'intéressement, soit environ 500€ par an. Qui garanti que l'emploi sera en contrepartie conservé pour combien de temps. Nous salariés ressentons ça comme du chantage à l’emploi de toutes façons il s’agit souvent de reculer pour mieux sauter cela ne va pas empêcher les fermetures des entreprises. Des précédents qui me rendent sceptiques sur la nécessité d'assouplir ces accords. Il y a déjà suffisamment de salariés suicidaires qui acceptent des sacrifices pour sauver leur emploi. Je ne vois pas le besoin de se passer de leur accord. Ces accords n'ont jamais empêché une usine de fermer. La France vit une véritable euthanasie des entreprises : pour 65millions d'habitants, elle ne compte plus que 185entreprises de plus de 5000personnes et 4195employant entre 250et 5000salariés. L'industrie est en voie de disparition avec la diminution de 20 % du nombre d'entreprises et la suppression de 500000emplois depuis 2000. Elle ne représente plus que 14 % de la valeur ajoutée, contre 21 % en Italie et 31 % en Allemagne. Or l'industrie génère 80 % des exportations et 88 % de la recherche. Son effondrement va donc de pair avec la chute de la compétitivité et de la recherche. La France n'effectue plus que 3,5 % des échanges mondiaux et 12,5 % des exportations de la zone euro, contre 18 % en 1990et 16 % en 2000. Le déficit commercial dépasse 50milliards d'euros, dont 16milliards avec l'Allemagne, mais aussi 6milliards avec la Belgique et 4avec l'Irlande, l'Italie et les Pays-Bas. La recherche française, reléguée loin derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, continue de décrocher. Le coût du travail pour le seul secteur de l’industrie manufacturière est moins élevé en France qu’en Allemagne. Le coût horaire du était de 33, 37€ en 2008 en Allemagne et de 33,16€ en France. Certes le coût horaire dans les services est nettement plus élevé en France qu’en Allemagne, qui n’a pas de salaire minimum et dont bons nombres de salariés dans ce secteur touchent moins de 5 euros de l’heure (voir les lois HARTZ). Voila bien un model social discriminatoire inégalitaire que je ne souhaite pas en France.

Bien que le gouvernement y trouve un avantage à cette mesure : elle ne coûte rien à l'Etat, contrairement au chômage partiel financé en partie par des fonds publics : il lui faudra être passion. Reste à savoir comment ces accords, nouvelle version pourront être introduits dans le code du travail. Bien que le Gouvernement ait promis un projet de loi immédiatement après le sommet du 18 janvier, la loi impose que syndicats et patronat soient d'abord consultés avant toute modification du code du travail. Le Parlement devant conclure ses travaux début mars, le calendrier promet d'être très serré avant la présidentielle.

Cinq ans après, le candidat qui promettait le "travailler plus pour gagner plus" pourrait proposer l'instauration d'un "travailler moins" pour préserver l'emploi.

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samedi 21 janvier 2012

Stop à la loi de 1973 qui impose à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette

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Nous sommes passés, d’une société où l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ? Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques. Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…
Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l'époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l'absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l'Etat de créer de la monnaie, l'équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s'imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s'il devient systématique, le financement des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l'économie puisque cet argent "créé" l'est sans contrepartie réelle. En 1973, près de 30 années "d'abus" étatiques en matière de création monétaire viennent de s'écouler dans le cadre de la remise à flot de l'économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D'autant qu'en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l'époque, il était à la fois utile d'encadrer les potentielles dérives de l'Etat en la matière et souhaitable de sortir d'une ère d'économie administrée. Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à consolider ces "bonnes dispositions" politiques afin de "neutraliser" ceux qui auraient pu remettre en question l'argument d'un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s'endetter dans la mesure où en 1973, l'État français n'était quasiment pas endetté. Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et - circonstance aggravante - il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.
De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays. Désormais, cette logique est comme on le sait inscrite dans le marbre des Traités européens qui interdisent à la Banque centrale européenne de procéder à des avances au bénéfice des États, au même taux qu’elle prête pourtant aux banques. Les États perdent donc leur capacité d’utiliser la monnaie pour soutenir leur développement économique : rien n'est possible sans le soutien des banques privées ou des marchés, même pour investir de manière rentable dans le long terme. Cette rigueur a toutefois ses limites : il est en effet permis à la BCE, par la force des choses, de fausser le marché en achetant indirectement la dette aux banques et au système financier comme elle l’a fait pour un montant de 200 milliards d’euros, via une forme de monétisation. L’on découvre alors que la BCE s’autorise à créer de la monnaie à partir de rien, mais seulement pour sauver les banques et le système financier, tout en s’interdisant la même technique pour sauver les États… On ne saurait mieux souligner combien le nouveau système issu de la loi de 1973, et ses épigones, aboutissent à une véritable prise de pouvoir du monde financier aux dépens des États, pourtant instruments et garants de l’intérêt général.
Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de "visage". La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.
Ca suffit il est du devoir du prochain Président de la République de remédier à cette dérive institutionnelle et de redonner la souveraineté à son Peuple, avant que se même Peuple ne la réclame avec autorité…. Nous le Peuple ne sommes pas des ânes bâtés soumis aux dictats de la finance. Stop à la loi de 1973 qui impose à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette. Stop à cette loi qui interdit au Trésor français de s'adresser directement à la banque centrale et permet à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réel. Nous voulons le retour du système qui avait permis la reconstruction nationale et son renouveau industriel. Nous voulons que la Banque Centrale Européenne prête directement aux États de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent, ou l’alternative au retour à cette fonction à la Banque Centrale de France et à donc à une monnaie nationale. Nous devons nous donner les moyens pour la réindustrialisassions de notre pays à la conquête du plein emploi et aux défis économiques et sociales à venir. Il est bon que la richesse soit attribuée au travail et non à la rente et à la spéculation.

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lundi 16 janvier 2012

Perte du triple A : quelles conséquences ?

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Le couperet est finalement tombé ce vendredi soir: vers 21 heures, Standard and Poor's a retiré à la France son sacro-saint triple A. L'agence de notation financière a abaissé d'un cran la note de la dette tricolore à long terme, de "AAA" à "AA+". En l'espace de six mois, le gouvernement français a changé de discours sur le risque d'une dégradation de la note de la France. Désormais, l'abaissement de la note du pays semble acté. Cette dégradation, un vendredi 13, est intervenue au pire des moments pour Nicolas Sarkozy, qui a longtemps fait du maintien du "triple A" une priorité nationale, à cent jours de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy n'avait-il pas glissé il y a quelques temps : "Si on perd le triple A, je suis mort" ? Surtout, l'abaissement de la note de la France, deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne et à ce titre deuxième contributeur des fonds de soutien aux Etats en difficulté financière, risque d'ébranler ces mécanismes qui peinent déjà à endiguer la propagation de la crise. Alors qu’une autre mauvaise nouvelle est arrivée vendredi de Grèce, épicentre de la crise de la dette depuis début 2010. Les banques ont ainsi annoncé qu'elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce et laissé entendre qu'elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie. Après avoir fait de la défense de la note française une priorité absolue, Nicolas Sarkozy va devoir s'expliquer très vite sur la suite des événements. Dégradés l'été dernier, les Etats-Unis empruntent aujourd'hui à des taux inférieurs qu'à ceux d'alors. Mais la situation européenne n'est pas comparable, car la Banque centrale européenne (BCE) ne se pose pas clairement comme prêteur en dernier ressort des Etats. La France appartient à une Union monétaire, et sa banque centrale ne peut plus imprimer des billets de banques, ce pouvoir étant désormais du ressort de la Banque centrale européenne (BCE). Un désavantage de taille dans un contexte actuel: à l’exemple la banque d’Angleterre ne se prive pas ainsi de racheter de la dette britannique sur le marché pour éviter que ses taux ne s’envolent et rendent le paiement des intérêts insoutenable. Car la première conséquence évidente devrait être l'augmentation des taux auxquels la France emprunte sur le marché - actuellement de 3,2% pour des emprunts à 10 ans. N’oublions pas que la dette de la France est de plus de 1.600 milliards d'euros. Le montant des intérêts est supérieur au plus gros budget de l'Etat. Et ce n'est pas fini : la France devra emprunter près de 180 milliards d'euros pour son financement public en 2012. Certaines entités, disposant de la même signature que l'Etat pour leurs emprunts, vont être dégradées. L'Unedic, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Réseau ferré de France (RFF), perdront tous leur AAA. Même chose pour La Poste dont le coût de financement augmentera. Alors que la poursuite de la hausse des taux d'intérêts signifierait une nouvelle réduction des marges de manœuvre du gouvernement. Notamment pour réformer l'Etat, relancer l'investissement et mettre en place une économie compétitive. Sans quoi il est impossible pour la France de retrouver une croissance suffisante pour réduire sa dette ! Quelles sont les conséquences réelles de la perte du triple A ?
Une dette renchérie par la hausse des taux d'intérêts, car l'agence de notation indique par cette dégradation que la dette française est moins sûre, et qu'elle pourrait donc avoir de plus grandes difficultés à rembourser. Les marchés, s'ils se méfient, demanderont donc à prêter à des taux plus élevés. Nous aurons droit à de nouvelles mesures d'austérité. Des conséquences pour le secteur privé pour les entreprises qui souffriront en premier lieu de la dégradation généralisée du contexte économique, pesant sur leur chiffre d'affaires. Cela les poussera à reporter les investissements et recrutements. Leurs activités vont aussi être freinées par un assèchement accru du crédit. C'est surtout les petites et moyennes entreprises qui auront du mal à trouver des financements pour faire tourner leurs affaires. Ce qui fera augmenter encore plus le chômage. Une autre conséquence sera la fuite des investisseurs, à moins que si tous les pays de la zone sont dégradés d'un cran, ce sera moins grave pour la France : les investisseurs ne la délaisseront pas au profit de ses voisins. Une menace sur le système bancaire : Les règles prudentielles européennes obligent les banques à détenir une proportion minimum de dette souveraine dans leur bilan, considérée il y a peu de temps comme un actif sûr. Mais elles vont avoir besoin de financement au premier trimestre 2012. On estime à 200 milliards d'euros le montant des crédits arrivant à maturité pour une cinquantaine de banques européennes au premier trimestre 2012. Les banques françaises vont devoir vendre des actifs qu'elles avaient gardés jusqu'ici. Les prix étant bas sur les marchés, elles vont afficher des pertes dans leurs comptes. D'où les milliers de suppressions de postes annoncées cette année. Conséquence de cette menace sur les banques : une hausse probable des taux d'intérêts pour les crédits aux entreprises et aux particuliers. Il faut prévoir une augmentation des prix pour les particuliers. En effet l'Etat participe au capital d'EDF, la SNCF, GDF-Suez, Air France-KLM, EADS, France Telecom, Renault, etc. A leur tour, ces grosses entreprises pourront voir leurs coûts de financement augmenter. Cela posera notamment problème aux filiales les moins solides, pour lesquelles la garantie de l'Etat est précieuse. Il est à prévoir également un nouveau risque pour les collectivités locales : leur budget dépend pour moitié des subventions de l'Etat, et elles utilisent sa garantie pour se financer ailleurs à des prix raisonnables. Par conséquences il y aura de nouvelles hausses des impôts : car plus l’Etat se finance à un coût élevé, plus il est obligé de faire des budgets rigoureux. Cela se traduit par des augmentations d’impôts et des baisses de dépenses comme lors du dernier plan de rigueur annoncé début novembre : d’où de nouveaux plans d’austérité. La hausse a également un impact sur les prêts immobilier des particuliers. En effet, les banques se calent sur le taux des obligations d’Etat pour déterminer le niveau des taux affectés au crédit immobilier. Elles choisiront de répercuter ces évolutions…
La facture pour les Français : Outre une baisse de leur pouvoir d'achat consécutive à la hausse du chômage et au gel des salaires, les Français pourraient subir une forte hausse des prélèvements obligatoire. Pour tenir ses engagements de réduction de déficit, alors que la croissance est beaucoup  plus faible qu'attendue, le gouvernement n'aura d'autre choix que d'adopter un troisième plan de rigueur. Et là, il pourrait bien annoncer une hausse généralisée des impôts (CSG, impôt sur le revenu, TVA). Ou des coupes franches dans les dépenses sociales (salaires des fonctionnaires, retraites, prestations, etc.). Les collectivités locales, confrontées à un alourdissement du coût de leur dette, pourraient elle aussi être tentées d'augmenter les impôts locaux. Autrement dit les erreurs et la mauvaise gestion des nantis seront en grandes majorités payés par les plus pauvres. Merci Sarkozy !!! Il est certainement possible d’y avoir une politique plus juste et plus équitable. A vouloir faire la politique des marchés financiers plutôt qu’avoir eu le courage de les combattre, c’est la France et les Français qui paient très cher cette politique irresponsable qui conduit notre pays à l’abaissement. Un surendettement historique avec 612 milliards de dettes supplémentaires en 5 ans, une dette entre les mains de créanciers étrangers à 65%, 3 plans de rigueur dangereux et récessifs pour amadouer inutilement les marchés, la France ne peut que constater l’incompétence et l’irresponsabilité de ses dirigeants actuels, qui nous conduisent à la soumission économique et financière et à la perte progressive de souveraineté. La monnaie unique, est cette construction erronée qui pose problème. Ou bien l'Allemagne accepte que la BCE intervienne massivement pour remettre à flot la monnaie unique et casser la spéculation, ou bien il faudra s'orienter vers la mutation de la monnaie unique en monnaie commune. Si les taux d'intérêt auxquels la France emprunte doivent s'élever ne serait-ce que d'un point, la France ne pourra plus contribuer à un niveau significatif au Fonds européen de stabilité financière. Le passage de l'euro de monnaie unique à une monnaie commune devient un scénario de plus en plus réaliste. La perte du triple A par la France illustre la toute-puissance des marchés financiers et le fait que notre politique se fait désormais à la corbeille, contrairement aux assertions du Président de la république. Elle sanctionne surtout la cécité de nos élites, dont la monnaie unique a été depuis des décennies le projet commun. La BCE devait intervenir sur les marchés de la dette de manière à casser la spéculation et à promouvoir une politique de change plus favorable pour notre industrie, c'est à dire un euro moins surévalué qu'il ne l'est. Depuis la crise, les plans de sauvetage et de renflouement sont pour les banques, les plans d’austérité et de rigueur sont toujours pour la population. Le moment est venu d’inverser nos priorités : la rigueur et la remise en ordre devront être désormais pour les banques, les marchés financiers, les comportements spéculatifs, les évadés fiscaux, les paradis fiscaux, et les agences de notation.


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lundi 9 janvier 2012

La Taxe Tobin refait surface

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La Taxe Tobin revient sur le devant de la scène à intervalles réguliers. Hier déjà (mai 2009), Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait défendu l'idée d'une taxe sur les transactions financières (dite taxe Tobin). Le ministre des Affaires étrangères s'été prononcé pour une taxe internationale sur les transactions financières. A lire mon article du 17 septembre 2009 sur ce blog. Aujourd’hui c’est Sarkozy lui-même qui se prononce en faveur de la création rapide d'une taxe sur les transactions financières en Europe. Il a réaffirmé sa volonté d'accélérer la mise en oeuvre de cette taxe, même si la France doit faire cavalier seul dans un premier temps. Cela malgré les réticences des autres pays Européens, il a même précisé qu'il était prêt à appliquer à la lettre un projet de la Commission européenne, dont il s'est attribué au passage la paternité. La Commission a mis sur la table une proposition de directive portant définition d'une taxe sur les transactions financières. L'idée est que la France doit tout simplement d'appliquer le projet. L'objectif serait pour Berlin, l'introduction d'une taxe sur les transactions financières au niveau de l'Union européenne, bien que la Grande-Bretagne et la Suède n'en veuillent pas. Face au blocage annoncé d'une taxe à 27, Nicolas Sarkozy plaide pour une accélération de sa mise en place, si possible en 2012 et non 2014 comme proposé par la Commission, dans la zone euro ou, à défaut, dans un groupe de pays pionniers dans lequel il aimerait au moins enrôler l'Allemagne et l'Italie. Concernant l'assiette et les modalités de la taxe qu'il entend mettre en oeuvre en France, il a renvoyé à celles qui sont prévues par la Commission européenne. Celle-ci travaille sur l'hypothèse d'une taxe de 0,1% sur les échanges d'actions et d'obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés. Or des économistes estiment qu'appliquer de tels taux, sur ces mêmes produits, dans la seule France ferait courir de graves risques à l'économie française. Une taxe sur les transactions financières qui ne serait appliquée qu'en France pèserait sur la croissance, entraînerait une perte de compétitivité et constituerait un lourd handicap pour le financement de l'ensemble de l'économie française", déclare la Fédération bancaire française dans un communiqué. Si cette taxe était appliquée seulement en France, elle entraînerait inéluctablement une délocalisation des activités concernées des banques, sociétés d'assurance et sociétés de gestion, au profit des grandes places financières mondiales. Si la France fait cavalier seul, la seule chose envisageable serait une taxe totalement symbolique, de l'ordre de 0,001%, sur une assiette limitée. Sarkozy a déclaré qu'il donnerait des précisions sur les modalités de la taxe qu'il souhaite mettre en place en France et sur l'affectation de son produit, lorsqu'il présentera les conclusions du sommet social qu'il a convoquée le 18 janvier. Alors simple effet d’annonce électoraliste ou véritable volonté de vouloir taxer les transactions financières. Sa mise en oeuvre est cependant complexe compte tenu de la mondialisation et de l'automatisation des marchés, et de nombreux spécialistes considèrent qu'il est improductif de la mettre en place dans un seul pays. Même si je crois qu’on ne peut pas faire payer la facture et l'ardoise du surendettement de la France aux classes moyennes et populaires. Il faut la faire payer au système financier et aux banques. Il faut voir dans quelles conditions cette taxe nous sera présentée. Tout ce qui permet de taxer les revenus du capital va évidemment dans le bon sens.

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samedi 7 janvier 2012

France industrie : un autre projet est possible

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L'année à peine commencée Nicolas Sarkozy retourne à sa politique consistant à arroser d'argent public les causes perdues. Le chef de l'Etat donne la déplorable impression d'improviser. A cent jours du scrutin, il convoque un sommet pour l'emploi, soutient une coopérative ouvrière mort-née. Sitôt la trêve des confiseurs terminée, le défilé des visites démagogiques d'usines en péril a repris. Après le «Achetez français» d'avant Noël, cette semaine a vu se multiplier les Sauvons SeaFrance et les ferrys transmanche! Sauvons Petroplus et le raffinage! La bonne affaire que voilà! Il se frotte les mains et se précipitent en province au secours des pauvres ouvriers électeurs... Pour ne rien vouloir faire, évidemment. Il serait temps que les salariés de ces usines et leurs leaders syndicaux arrêtent de penser que la campagne électorale peut leur être véritablement favorable. Ils n’en tireront que de fausses promesses et des désillusions.

Les salariés de SeaFrance souhaitent sauver leur entreprise et ceci est tout à fait louable. Un projet de Scop qui semble de moins en moins réalisable est proposé. Pour éviter la disparition de la compagnie de transport par ferries, la société coopérative soutenue par la CFDT était jusqu'à aujourd'hui la solution proposée. D’autres salariés  qui ont formé un collectif, se réunissent ce vendredi après-midi pour préparer une autre proposition, qu'ils devront remettre au tribunal de commerce lundi au plus tard. Ce collectif veut proposer un projet alternatif à la Scop, par une offre de Philippe Louis Dreyfus. Je constate que chacun veut avant tout sauver l’entreprise, pourtant dans ce dossier un acteur est absent : il s’agit de l’Etat. Au lieu de faire des annonces sociales électoralistes il serait bon de prendre la décision de nationaliser l’entreprise. Ainsi vous sauvez effectivement les emplois au lieu de vous apitoyez sur le sort d’éventuels chômeurs. C’est ça aussi faire de la politique que de prendre des décisions courageuses pour sauver des entreprises, que de déplorer sans cesse leurs disparitions. Nationalisé une entreprise n’est ni de gauche ni de droite, c’est tout simplement sauver un patrimoine national. Je me souviens de Moulinex-Brandt qui a déposé le bilan le 7 septembre 2001 et la liquidation de la société était prononcée : (n’est ce pas Mr L.J) où le gouvernement de l’époque n’a pas su agir en conséquence, laissant les salariés à leur triste sort. Il en va de même pour Petroplus ou l’intérêt de maintenir une qualité de raffinage en France. Je veux juste dire qu’on ne sauvera pas l’industrie en France par les seuls industries nouvelles si on ne sait pas garder le patrimoine actuel. Des pans entiers du patrimoine industriel national ont disparus par faute de réactivité de l’Etat, qui par pur démagogie et idéologie a préféré laisser faire que d’agir.

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René François HEIM

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jeudi 5 janvier 2012

TVA SOCIALE OU NON SOCIALE

 

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La TVA sociale, que l’UMP maudissait depuis les élections législatives de 2007, est désormais l'une des mesures emblématiques qu’il souhaite. La taxation des importations pour financer la protection sociale devrait faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main-d’œuvre à bon marché est souhaitable, mais peut elle se faire ? Ce qu'exige la réglementation européenne, qui stipule que les biens importés subissent la même TVA que les biens produits sur place, d’une façon plus générale, aucun pays européen ne peut introduire une taxe frappant uniquement les importations à ses frontières nationales. Toute taxe visant les importations peut être qualifiée de taxe d'effet équivalent à des droits de douanes, de ce fait, soumise à la réglementation douanière. Or c'est l'Union européenne qui décide en la matière : elle fixe les droits de douane vis-à-vis des pays non européens et elle les interdit entre États membres. En revanche, la France pourra relever son taux normal de TVA sans avoir à en référer à Bruxelles. Environ 15% des biens et services consommés en France sont aujourd'hui importés, mais pourraient être produits en France : lait, céréales, viande de porc, fruits et légumes… La "TVA sociale consisterait à affecter une partie du produit de la taxe sur la valeur ajoutée au financement de la protection sociale. En clair, on transfère une partie des cotisations sociales des employeurs et des salariés sur une hausse de la TVA. Cela peut-être une mesure qui peut avoir des effets bénéfiques pour la compétitivité et des vertus anti-délocalisations puisqu'elle modifie l'équilibre entre producteurs locaux, délestés de charges, et importateurs en relevant mécaniquement les prix des produits importés. Le nombre d'emplois qui pourraient être créés varie largement selon les estimations entre 22 000 jusqu'à 300 000 au cas où les baisses de charges employeurs seraient concentrées sur les salariés peu qualifiés. Pour Alain Trannoy, professeur d'économie à l'Institut d'économie publique d'Aix-Marseille, le bénéfice serait maximal si les baisses de charges étaient consacrées aux salaires tournant autour de 1,6 fois le smic, seuil à partir duquel il n'y a plus d'allègements de charges sociales.  Trois taux de TVA sont en vigueur en France : 2,1% pour les médicaments et la presse, un taux de base de 19,6% et un taux intermédiaire qui a été relevé au 1er janvier de 5,5% à 7% sauf pour l'énergie, l'alimentation et les équipements et services pour handicapés. Pour le livre, le nouveau taux de 7% s'appliquera à compter du 1er avril. La TVA est, de loin, la première source de recettes de l'Etat français : 136,9 milliards sur un total de 273,1 milliards prévu pour 2012, soit 50,1%. En 2007, l’Allemagne a relevé son taux principal de TVA de trois points pour le porter à 19 % sans provoquer d'inflation. Mais seul un tiers des recettes supplémentaires a servi à alléger les cotisations patronales, le reste allant à la baisse du déficit public. La tentation de faire la même chose pourrait être forte en France. Ce qui ne serait pas bon, il faut qu’une grande part des recettes aillent à la réduction des charges. Les effets réels de la TVA sociale sont suspendus à de nombreuses inconnues. Si les entreprises augmentent leurs prix, elles risquent de faire caler la consommation un des principaux moteurs de la croissance française et de déclencher une spirale inflationniste. C’est pourquoi il est important de réguler leurs marges pour garder des prix stables, le bénéfice qu'elles tirent de la baisse des cotisations sociales certes sera alors réduit. Mais il est également nécessaire d’adjoindre à ces mesures du pouvoir d’achat aux consommateurs afin de recréer de la croissance. C’est pourquoi je préconise qu’une part importante des déductions des charges sociales soit faite sur la part des salariés et non seulement sur les entreprises, de toutes façon cela réduira le coût du travail. Je souhaite également qu’une part de la recette fiscale qui en découlera ira à la revalorisation des prestations sociales qui est plus que nécessaire dans notre pays.

 

Voici un tableau de synthèse concernant l’historique des différents taux de TVA en France.

 

1968

1969

1970

1972

1977

1982

1988

1989

1990

1992

1995

__

__

Taux super réduit

         

5,5

5,5

2,1

2,1

2,1

2,1

__

__

Taux réduit

6,0

7,0

7,5

7,0

7,0

7,0

7,0

5,5

5,5

5,5

5,5

__

5,5

Taux intermédiaire

13,0

15,0

17,6

17,6

             

__

__

Taux normal

16,66

19,0

23,0

20,0

17,6

18,6

18,6

18,6

18,6

18,6

20,6

__

19,6

Taux majoré

20,0

25,0

33,33

33,33

33,33

33,33

28,0

25,0

22,0

18,6

 

__

__

                           

1968 Gouvernement Pompidou 1969 Gouvernement Jacques Chaban-Delmas 

1970 Gouvernement Jacques Chaban-Delmas 1972 Gouvernement Jacques Chaban-Delmas

1977 Gouvernement Raymond Barre - 1982 Gouvernement Pierre Mauroy PS

1988 Gouvernement Michel Rocard PS - 1989 Gouvernement Michel Rocard PS

1990 Gouvernement Michel Rocard PS – 1992 Gouvernement Pierre Bérégovoy PS

1995 Gouvernement Alain Juppé

Je constate que par le passé quelque soit les Partis Politiques en place  la TVA a connue des ajustements variables en hausses comme en baisses. Mais ceci ne peut-être juste que si il y a des augmentations de salaires et des prestations sociales qui poussent à la consommation donc à la croissance. La TVA est un impôt juste qui est payé par l’ensemble des consommateurs c'est-à-dire normalement tout le monde à condition d’y avoir tous accès à la consommation. Donner du pouvoir d’achat au peuple ou la TVA ne sera pas Sociale.

René François HEIM

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dimanche 1 janvier 2012

BONNE ANNEE A TOUS

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vendredi 30 décembre 2011

Neuf cents usines fermées en France depuis 2009

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Près de 900 sites industriels ont été fermés en France depuis 2009 et environ 100.000 emplois industriels ont été perdus durant la même période, selon une étude de la société Trendeo. Sur cette période de trois ans, 879 sites ont fermé et 494 nouveaux sites ont été créés, ce qui laisse donc un solde négatif de 385 usines en moins. La "désindustrialisation" sera un thème majeur pour la présidentielle de 2012, alors que le taux de chômage est au plus haut, une situation parmi les plus graves de la zone euro. 400 usines ont fermé en 2009 juste après le début de la crise des subprimes et encore 200 cette année. Le phénomène touche des sites emblématiques comme le sidérurgiste ArcelorMittal à Gandrange en Moselle, que Sarkozy avait promis de sauver, mais aussi des petites et moyennes entreprises comme une usine de boites de conserves à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Concernant les aménagements, il y a eu 879 décisions d'extension mais 1.170 annonces de réduction des effectifs, dans la même période 2009-2011. Le bilan final est d'environ 100.000 emplois perdus. La perspective reste négative en 2012 avec une entrée en récession annoncée de l'économie française et des perspectives internationales médiocres. En dix ans la part du secteur manufacturier dans la valeur ajoutée a baissé en France de 22% à 16%, un recul deux fois plus rapide que pour l’ensemble de la zone euro, alors que l’Allemagne est toujours à 30%. L’industrie dans la valeur ajoutée nationale est en France un peu plus basse qu’au Portugal, et à peu près au niveau de la Grèce! Guère réconfortant, mais pas étonnant lorsqu’on se souvient que, en 2001, Serge Tchuruk, patron d’Alcatel, voulait transformer son groupe en entreprise sans usines afin de séduire les marchés financiers. Ses propos déclenchèrent un tollé, mais le phénomène d’externalisation de la production était bel et bien engagé dans les groupes nationaux. Dix ans plus tard, les Français en paient les dividendes. Seulement 13% de la population active trouve encore un emploi dans l’industrie aujourd’hui. Un quart seulement des emplois perdus par l’externalisation sont passés de l’industrie aux services…indique une étude réalisée par les experts de la Direction du Trésor. Les trois quarts restants sont perdus pour le marché du travail.  On pourrait multiplier les exemples et souligner, que la France ne réalise plus que 3,5% des exportations mondiales contre 6,5% à la naissance de l’euro. La délocalisation consiste à l'abandon d’une activité de production nationale, le transfert de cette activité vers une unité de production à l’étranger et l'importation de la partie de la production réalisée à l’étranger destinée au marché national. La délocalisation économique est le transfert d'activités, de capitaux et d'emplois en des régions du monde bénéficiant d’avantages compétitifs du fait des coûts plus bas de la main d'œuvre, fiscalité et réglementation plus attractives, cout d’investissement moins cher. Le phénomène des délocalisations apparaît au grand jour dans les années 1970. Il concerne en premier lieu les industries textiles, et se traduit en France par une importante vague de restructurations et de licenciements. Les plus grandes entreprises délocalisent une partie plus ou moins importante de leur production, alors que de nombreuses petites entreprises licencient du personnel ou ferment leur porte. Parmi les plus connues, on rappellera le producteur de chaussettes Kindy qui délocalise une partie de sa production en 1975. Bidermann produit ses premiers pantalons en Hongrie début 1974, puis au Portugal. A la fin des années 1970, 30% de sa production est délocalisée, et 10 ans plus tard on atteint les 70%. Dans sa logique de recherche des coûts les plus bas, Bidermann délocalise au Vietnam, au Maroc, à l'Ile Maurice. Les décennies 1980 et 1990 voient un accroissement important des délocalisations. A la suite du secteur du textile, c'est maintenant celui de la maroquinerie et des chaussures qui est touché, celui des biens d'équipement ménagers (l'électroménager mais aussi la vaisselle et les couverts, sans oublier nombres d'éléments décoratifs de la maison), celui des jouets et des articles de sport. La délocalisation est une pratique ancienne, mais l'abaissement des coûts de transport, l'amélioration des techniques de communication ainsi que la mondialisation des marchés ont amené un regain de cette pratique. En imposant la baisse des tarifs douaniers (GATT puis OMC) et la libre circulation des capitaux, tandis que la libre circulation des personnes est beaucoup plus limitée on a ouvert un pandore à la délocalisation en limitant la concurrence. Avec les années 2000 les délocalisations continuent de plus belle et s'amplifient dans le secteur des services. Ce sont nos propres centres d'appels qui sont concernés, et certains vont s'installer en Afrique francophone pour 40 % moins cher. On assiste aussi à une forte croissance des délocalisations dans le domaine de la sous-traitance de services aux entreprises : la comptabilité, les facturations, les feuilles de paye, les commandes. En 2004, d'après une étude de la Cnuced, ce sont 39 % des grands groupes européens qui ont déjà délocalisé une partie de leurs activités de services, et 44 % qui ont l'intention de le faire dans les années à venir. Les années 2000 voient aussi la montée des délocalisations dans le secteur de la recherche et du développement. En 2005, Airbus ouvre un centre d'ingénierie en Chine pour travailler sur des avions de nouvelle génération, et STMicro ouvre à Rabat un centre de conception de microprocesseurs et installe en Asie ses nouvelles usines. Le rapport annuel de 2005 de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) montre l'importance des délocalisations des entreprises transnationales dans la recherche et le développement. A la fin de 2004, la Chine comptait sur son territoire quelques 700 centres de recherche et développement d'origine transnationale, et plus de 100 sociétés transnationales avaient installé des unités de recherche et développement en Inde. En 2005, Microsoft a ouvert son sixième centre de recherche à Bangalore (Inde). 6 des 19 centres de recherches de Motorola sont maintenant installés dans des pays en développement (Chine, Inde, Corée, Malaisie, Singapour, Brésil).  Les transnationales pharmaceutiques installent leurs centres de recherches et développement plus particulièrement en Inde (Pfizer Astra-Zeneca, Sanofi-Aventis, Novartis, etc.). Durant la dernière décennie, plus de 100 transnationales ont installé des laboratoires de recherche et développement à Singapour, dont Rolls-Royce, Motorola, Philips, General-Electric, Hewlett-Packard, Matsushita, Sony , 3M, et Daimler-Chrysler. Sur 1773 projets d'investissements de recherche et développement à l'étranger qui ont été lancés de 2002 à 2004, 1095 ont été entrepris dans des pays en développement, dont près de la moitié (861) dans la zone Asie-Océanie. On peut constater que les délocalisations qui ont démarré dans les secteurs industriels à faible technologie (c'est à dire utilisant beaucoup de main d'œuvre pour un investissement relativement faible), se sont poursuivies dans des secteurs industriels mettant en œuvre plus de moyens technologiques (ex : électronique grand public). Le phénomène s'est ensuite transmis au secteur des services, puis finalement au secteur le plus en pointe, celui de la recherche et du développement. Bien sûr, la concurrence des économies émergentes s’est développée. Mais elle n’explique pas tout car, a contrario, la part de l’Allemagne dans les exportations mondiales est restée identiques. Les deux pays partagent pourtant la même monnaie, alors que les exportations françaises ne représentent plus que 35% des exportations allemandes, contre 56% en 2000. Ce qui explique que lorsque la France enregistre un déficit de 70 milliards d’euros de déficit de sa balance commerciale, l’Allemagne engrange un excédent de 150 milliards.  La France s’est laissé piéger par le concept de société postindustrielle qui, dans les années 90, prônait une spécialisation des pays riches dans les services et les hautes technologies, abandonnant la production aux économies émergentes à bas coût de main d’œuvre. Illusion: les emplois créés par les hautes technologies ne compensent pas ceux qui ont été détruits dans l’industrie traditionnelle. On est allé trop loin dans le concept de désindustrialisation. Aucun pays ne parvient à compenser son déficit sur les biens par un excédent sur les services. Bien sûr, chacun ira de son discours sur la fiscalité française trop élevée, ou sur le boulet des 35 heures. On mettra en avant la perte de compétitivité à cause d’un coût global du travail aujourd’hui identique en France et en Allemagne alors qu’il était de 12% inférieur en France en 2000. Les industriels français cherchent des boucs émissaires pour expliquer leurs échecs. Les 35 heures n’étaient pas forcément absurdes ; depuis un siècle et demi, les trois quarts des gains de productivité sont allés à la baisse du temps de travail et le quart à la hausse du niveau de vie. On pourrait ajouter que la réduction du temps de travail est à l’origine d’allègements de charges dont ont bénéficié les entreprises, d’un montant évalué à 125 d’euros milliards entre 1998 et 2011. Autant de pris pour contenir les coûts de production! Malheureusement dans l’opinion il existe en France une idéologie très élitiste. Tout ce qui appartient au domaine de la production est subalterne. En France, on découvre seulement l’industrie et on ne comprend pas les ouvriers et la classe ouvrière, il y a des questions à se poser. La relance de l’industrie n’est pas qu’affaire de communication électoraliste. Les problèmes sont, malheureusement, plus profonds. On a souligné l’intérêt des filières, comme celles qui firent les beaux jours de  l’aéronautique, de l’automobile, du nucléaire ou des télécoms. Mais dans l’Hexagone, les rapports entre sous-traitants et grands donneurs d’ordres sont plus tendus que d’autres pays, ce qui nuit à la consolidation des filières. C’est une différence entre la France et l’Allemagne: Les grands groupes allemands ont cherché à donner à leur activité une dimension allemande, alors que les grands groupes français ont joué chacun leur carte de groupe. Cette toile de fond conflictuelle explique aussi, en partie, la différence d’attitude des patrons de PME: Que fait un chef d’entreprise qui a développé son entreprise ? En France, il va vend ; en Allemagne, il réinvestit pour la développer encore. Résultat: 300.000 PME exportatrices en Allemagne, 90.000 en France. Il faudrait aussi fluidifier les rapports avec l’administration : une étude du cabinet Ernst & Young montre que lorsque 75% des patrons français jugent que l’administration ne les aide pas, 75% des patrons allemands considère qu’elle les soutient . La France est un pays très administratif. L’administration joue un rôle essentiel, mais elle n’anticipe pas. La meilleure disposition pour l’industrie, depuis 2007, tient à la réforme des universités parce qu’elle rapprochera à terme les entreprises des universités et crée un cadre pour que les universitaires mettent leurs capacités d’innovation au service de la production. Aujourd’hui, l’innovation française, déjà pénalisée par la faiblesse des investissements privés dans la recherche en paie les conséquences. Si on ne fait pas d’industrie, on ne fait pas de recherche, il faut donc inverser la vapeur. On le voit, la relance de l’emploi industriel en France peut espérer mieux qu’un label «Fabriqué en France». Un label d’ailleurs fort ancien sous des formes approchantes, et qui camoufle bien mal la pauvreté de l’ambition industrielle des partis politiques qui le brandissent. Dans le catalogue des produits made in France, ce qui s'est fait de mieux cette semaine a été la démagogie. La désindustrialisation appelle un vrai débat qu’il faut l'élargir à l'agriculture et les services (finance, tourisme, santé...) qui méritent d'être autant considérés que la seule industrie. Cela nous pousse vers des politiques de redynamisation en améliorant notre attractivité économique et en incitant à la création de nouvelles activités pour remplacer le vide économique. La tentation du protectionnisme peut être contre-productive, en isolant des flux économiques mondiaux et en amenuisant le pouvoir d'achat du fait de l'absence de concurrence qui entraîne des prix internes élevés. Il se trouve cependant dans l'histoire de l'après Seconde Guerre mondiale des pays qui ont profité d'un protectionnisme opportuniste comme le Japon ou la Corée, Taïwan, Hong Kong, Singapour. Dans le cas du Japon, de la Corée et de Taïwan, cette stratégie a permis une hausse particulièrement rapide du niveau de vie de la population. Par exemple, restreindre voire interdire l'importation de certains produits. Cette solution radicale risque peut être de compromettre l'exportation des produits français. Rappelons-nous que l'Europe et la France ont appliqué des quotas dans de nombreux secteurs d'industrie : automobile, textile… D'ailleurs la suppression des quotas sur le textile explique les très fortes délocalisations qui en ont découlé. Une autre solution serait d'interdire l'importation de produits (low cost ou non) qui ne sont pas fabriqués avec les mêmes normes que l'on impose aux entreprises implantées dans les pays subissant les délocalisations. C'est-à-dire : interdire l'importation de produits qui comportent des matières potentiellement dangereuses. Il faut taxer les marchandises d’usine de  production ne respectent pas les normes environnementales, dont les salariés travaillent dans des conditions non acceptables sans couverture sociale  selon la législation des pays importateurs… par une TVA sociale. Conditionner l'aide de l'État à l'absence de délocalisation et au maintien de quota d’activités obligatoire dans le pays, comme cela aurait du être proposé en France pour le secteur automobile. Il faut augmenter les coûts de transport  par une taxe carbone. Cette solution en augmentant le coût global inciterait à produire au plus près du client final. La question du coût des transports est fondamentale, car s'ils représentent aujourd'hui une relativement faible part de la structure de coût totale. Mais avec l'augmentation du prix du pétrole, fait que les coûts de transports précédemment marginaux deviennent significatifs. Cela pourrait diminuer à terme le différentiel de coût et donc la rentabilité et l'intérêt d'une délocalisation. D'ailleurs, certains économistes considèrent que cela conduira à une relocalisation de certaines industries. Même si une entreprise a tout intérêt à délocaliser sur le plan économique ; elle peut ne pas souhaiter le faire pour d'autres considérations. Par exemple, en France l'État actionnaire peut mettre son veto à une délocalisation. Toutes les solutions doivent être envisagées pour préserver nos industries en créer d’autres en relocaliser afin de retrouver une bonne part de richesses productives et des emplois rémunérés à leurs justes valeurs. Cela nous redonnera de la croissance  et de la consommation.

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mardi 27 décembre 2011

Les Restos du Cœur ont besoin d’au moins cinq millions d’euros de plus en 2011-2012

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Les personnes qui ont besoin des Restos du Cœur ou de l’aide d’autres associations humanitaires pour se nourrir et vivre correctement sont de plus en plus nombreuses et cette tendance risque de s’installer. Après une hausse de 25 % du nombre de personnes accueillies sur les trois dernières années, ils enregistrent encore de l’ordre de 5 à 8 % de personnes supplémentaires depuis le début de cette campagne 2011-2012, avec parfois, dans certains départements, des pics pouvant atteindre jusqu’à 15 %. Aux Restos du Cœur, un repas coûte environ un euro. L’an dernier, ils ont servi 109 millions de repas à 860 000 bénéficiaires. Si on devait constater 5 % de personnes en plus durant toute la durée de la campagne, soit l’hypothèse basse, cela représenterait cinq millions d’euros de besoins en plus. Or, face à ces besoins croissants, les financements stagnent, il faut faire appel à la générosité nationale, publique et privée, pour les aider. Le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), qui permet de financer l’aide alimentaire de 18 millions d’Européens pauvres dans 19 des 27 Etats membres, a certes été sauvé in extremis il y a quelques semaines, pour encore deux années. Mais cette aide européenne reste au même niveau d’y a deux ou trois ans. Conclusion : ils doivent faire plus avec moins, rappelant que les Restos du Cœur (aide alimentaire, actions d’insertion), qui mobilisent cette année 60 000 bénévoles, sont financés pour un tiers par des financements publics et aux deux tiers par des apports privés (dons, legs, revenus générés par Les Enfoirés). Cet appel de détresse intervient quelques jours après la visite au centre logistique des Restos du cœur à Vitry-sur-Seine de Sarkozy, qui a salué le travail exceptionnel de l’association. Il ne suffit pas de le constater, encore faut-il donner les moyens à ces associations. Elles se substituent à la carence à l’absence sociale des derniers Gouvernements, qui n’ont pas assumé leur devoir de secours et de solidarités envers les plus faibles. Ce constat est le reflet des échecs politiques menées à ce jours et surtout le votre Mr Sarkozy qui avez privilégié les grandes fortunes à la masse des forces vives de notre pays. Face à la pauvreté, la compassion et les bons sentiments ne suffisent pas. Il faut cesser cette politique économique qui génère de la pauvreté, de la précarité et de la souffrance. Les bons sentiments ne suffisent pas, surtout lorsqu’ils viennent d’une droite qui a fait de la dénonciation des pauvres comme fraudeurs ou assistés sa marque de fabrique. Le constat de tout à chacun c’est votre sinistre bilan Mr Nicolas Sarkozy : « En cinq ans, la pauvreté a augmenté en France, elle touche des hommes et des femmes qui travaillent, des jeunes ou des familles entières ». Et ce n’est pas les pauvres qui sont mêlés à des affaires politico- financiers ni à des enrichissements personnels que ce monde politique qui accuse le peuple de fraudeurs se regarde le nombril et cesse de nous prendre pour des demeurés.

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lundi 26 décembre 2011

Sorti de crise du conflit des agents de sûreté des aéroports

L'affrontement plutôt que le dialogue social"

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Après onze jours de grève, un accord de sortie de crise a été signé lundi dans le conflit des agents de sûreté des aéroports, qui s'apprêtent à reprendre le travail avec amertume car déçu par un accord incomplet. Il parlait de salaires, et se retrouve avec une prime. Les agents réclamaient légitimement une hausse de 200 euros de leur salaire mensuel, qui se situe en moyenne entre 1 100 et 1 600 euros. J’appelle cela un salaire indécent de subsistance. Is n’ont obtenu qu’un protocole permettant aux agents de sûreté de bénéficier d'une prime annuelle de 1.000 euros, d'une négociation qui débutera en janvier sur l'amélioration des conditions de travail" et de la sécurité de l'emploi pour les salariés en cas de changement de prestataire.

Depuis le début du mouvement le 16 décembre, la grève avait dans un premier temps provoqué des annulations de vols à Lyon, avant de n'entraîner que des retards avant l'embarquement. En dépit de la poursuite de la grève, les services étaient proches de la normale dans les aéroports parisiens. Malgré les protestations des syndicats, y compris dans la police, le gouvernement avait mis à exécution la semaine dernière sa menace de demander aux forces de l'ordre de se substituer aux grévistes afin que les passagers ne soient pas "pris en otages" pour Noël. Le ministre du Travail, s'est de nouveau déclaré favorable, samedi, à l'instauration d'un service minimum dans les aéroports, par le vote d'une loi l'année prochaine avant la présidentielle du printemps. Ce projet du gouvernement suscite de vives réactions des syndicats, qui le ressentent comme une atteinte au droit de grève après l'appel aux forces de l'ordre à Roissy. Des recours ont été introduits devant les tribunaux contre cette décision du gouvernement. Un préavis de grève a été déposé par plusieurs syndicats du secteur aérien, dont le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), du 6 au 9 février, pour protester contre la proposition de loi visant à encadrer le droit de grève dans ce secteur. Je constate qu’à nouveau ce Gouvernement privilégie l’affrontement plutôt que le dialogue social. Plutôt que de disserter sur une prétendue prise en otage des voyageurs, ce qui a été répétée en boucle par tous les ministres, le monde serait mieux avisé à se poser quelques questions qui aideraient à la compréhension de ce qui se passe. Quelle est la situation financière des entreprises concernées? Quels dividendes reçoivent leurs actionnaires? Quels salaires perçoivent leurs dirigeants? Qui refuse de négocier ? Qui a décidé que la sécurité dans les aéroports ne relevait plus d’un service public mais d’une mission publique réalisée par des entreprises privées ? Je veux juste rappeler à ce Gouvernement que l’appel à la grève est avant tout, la conséquence de l’échec du dialogue social, dont le gouvernement et le patronat français n’en a pas la culture. L’aboutissement du dialogue social doit être un consensus, un compromis acceptable par l’ensemble des partis négociateurs présents. Les préavis de grève sont toujours déposés lorsqu’il n’y a plus d’oreille attentive aux revendications des salariés et que la porte se ferme aux négociations. Par ce système les représentants des salariés cherchent à créer un rapport de force en démontrant l’ampleur de la contestation. Il n’y a là rien d’illégale cela s’appelle le droit de grève. Vouloir briser les grèves par les forces de l’ordre cela s’appelle la dictature. Ce Gouvernement Sarkozyste veut marquer les esprits, faisant de la communication à des fins électoralistes pour masquer l’échec de leur politique libérale. Pour s’attirer les sympathisants de Le Pen et qu’ils sachent qu’avec ce Gouvernement, ça va cravacher. Le dialogue social est foulé aux pieds avec une démagogie sans nom. Cela fait partie intégrante de leur méthode, celle de la provocation, pour ensuite s’indigner du manque de dialogue social. Alors qu’eux sont tout simplement dans l’échec permanent d’un véritable dialogue social au niveau National. Il n’y a qu’à voire la façon dont Sarkozy veut mener la réforme du Traité de Lisbonne. Tout simplement de la manière qu’il l’a mis en place à l’époque en nous l’imposant avec autorité sans en référer à son peuple. Cela s’appelle un dictat politique qui ne sera pas sans conséquence.

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dimanche 25 décembre 2011

Pouvoir d'achat: la France a le moral en berne

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La chute du moral des ménages illustre les craintes des Français pour leur pouvoir d'achat, mais est également un signal inquiétant pour la croissance. Le niveau de vie des ménages et le pouvoir d'achat se sont nettement dégradés et ils redoutent également une hausse de l'inflation. Entre la flambée des prix à la pompe et celle des denrées alimentaires, sans oublier les loyers qui progressent toujours à un rythme soutenu, les augmentations des impôts, les ménages ne peuvent que continuer à avoir le sentiment d'un pouvoir d'achat rogné par les dépenses contraintes. Il est difficile de voir quelles recettes efficaces seront appliquées à court terme pour relancer la consommation. Quand on sait que les dépenses des consommateurs ont représenté entre 60% et 100% de la croissance du PIB, on comprend l'ampleur du problème. Moins de pouvoir d'achat, réel ou ressenti, aboutit à une baisse de la consommation et donc à un ralentissement de la croissance et de l’activité qui nous mène vers l’augmentation du chômage. Le pouvoir d’achat se calcule en fonction de deux paramètres : le revenu disponible brut des ménages (en clair ce qu’il leur reste après prélèvements fiscaux et sociaux), et l’indice des prix. Ces dernières années, le revenu disponible des Français est cannibalisé, pour une part croissante, par des dépenses contraintes (logement, téléphone, énergie, etc.). De plus les gens qui font leurs courses voient parfaitement que la vie a augmenté beaucoup plus vite que n’augmentent leurs revenus. Sans pouvoir d'achat, c'est l'austérité, la consommation des ménages c’est le moteur de la croissance en France. Et nous sommes entrés dans une période de récession, car la croissance est nulle.

Mais quelles sont les prévisions selon l’INSEE : Dans la zone euro, la dégradation de la situation économique, perceptible à partir de l’été 2011, s’est confirmée à l’automne. Elle s’est accompagnée de tensions croissantes sur le financement des dettes publiques. Ces tensions se sont ensuite étendues au système financier, malgré les interventions récentes des banques centrales pour alimenter le système bancaire en liquidités. Ces turbulences devraient affecter à son tour l’économie réelle. Les conditions de financement des entreprises et des ménages commencent en effet à se durcir dans la zone euro. La zone euro traverserait ainsi cet hiver un épisode récessif d’intensité variable selon les pays. En France, l’activité se contracterait légèrement au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012, avant de progresser trop faiblement au deuxième trimestre 2012. La demande des entreprises, moteur de la reprise depuis deux ans, finiraient par fléchir : face à des perspectives d’activité atones, et au resserrement de leurs conditions de financement, les entreprises réduiraient leurs dépenses d’investissement. Parallèlement, l’emploi reculerait dans les secteurs marchands jusqu’à mi-2012, et le chômage s’inscrirait en hausse à cet horizon. Les ménages, confrontés à la dégradation du marché du travail et à la stagnation de leur pouvoir d’achat, maintiendraient un niveau d’épargne élevé : la consommation ne soutiendra donc pas la croissance française jusqu’à mi-2012. Le commerce mondial apporterait donc un soutien, modeste, à l’économie européenne d’ici l’été 2012. Cette prévision est affectée d’un degré inhabituel d’incertitude, et est soumise à de nombreux aléas. En particulier, dans un contexte de grande nervosité sur les marchés, les tensions financières dans la zone euro pourraient s’amplifier et venir gripper le système financier mondial. À l’inverse, la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la confiance des agents économiques pourrait entraîner un retournement des anticipations, et provoquer un rebond plus marqué de l’activité dans la zone euro, et donc en France.

Avec de telles perspectives comment voulez vous redonner de la confiance aux ménages pour qu’ils se remettent à consommer. Le rythme des créations d’emploi dans les secteurs marchands non agricoles vont encore nettement infléchir, avec en particulier une contraction de l’emploi dans le secteur de l’intérim. Avec la faiblesse de l’activité, la situation sur le marché de l’emploi continuerait de se détériorer à l’horizon de la prévision. Face à la détérioration des perspectives d’activité, les ménages ont constitué une épargne de précaution depuis le début de la crise, qu’ils continueront à maintenir.

Quelles sont les solutions aujourd’hui pour stimuler la consommation, car relancer la consommation des ménages représente la clé du retour gagnant vers la croissance. Les consommateurs ont besoin d’augmenter leur pouvoir d’achat. Cela passe par l’augmentation des salaires, car baisser les prix pour stimuler les ventes affecterait à terme la rentabilité des entreprises. Il faut améliorer les revenus, baisser les prix de l’immobilier aujourd’hui largement surévalués, stabiliser les prix de l’énergie, pour rehausser le pouvoir d’achat des consommateurs. Ces facteurs une fois améliorés combinés à la hausse de la confiance des ménages seront susceptibles de relancer la demande dans les mois à venir. Afin de limiter les importations il faut taxer ces produits importés par une TVA sociale, qui doit également aider à la relocalisation des entreprises et des productions en France. Il faut que la croissance profite à nos entreprises si nous voulons faire baisser le chômage. Nous devons soutenir les entreprises à se diversifier vers de nouveaux secteurs d’activité, c’est pourquoi les banques doivent leur permettre à accéder à des prêts à des taux préférentiels. Il faut conjuguer la consommation et l’investissement pour une relance croissance économique durable et éviter une politique de précarité et de récession.

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NOEL JOUR DE PARTAGE

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Noel est le jour du partage, autour d’un bon repas on offre des cadeaux, de l’amour du bonheur de la joie. Les enfants, même les plus démunis, n'imaginent pas Noël sans cadeaux. L'association Les Rois Mages s'est donnée comme mission d'offrir des jouets neufs et de qualité aux enfants qui n'ont pas la chance de vivre un Noël comme les autres...Pour tous ceux qui d'une certaine manière se trouvent exclus, il importe de faire partager la joie de la nativité. La veille au soir du jour de Noël, les petits frères des Pauvres réveillonnent avec les personnes âgées. Des associations caritatives, comme le Secours catholique, organisent le jour de Noël des distributions de cadeaux pour les sans domicile fixe, les isolés, les malades, les personnes âgées…J’attends qu’enfin à l’Elysée se trouve un locataire qui ait cette esprit de Noel, de partage des richesses, de la solidarité, de l’égalité, de l’équité, de la fraternité. Qu’enfin en France il n’y ait plus un seul pauvre qui souffre de la misère, du chômage, du logement, qui ne puisse se nourrir ou se vêtir convenablement. Il faut une vraie politique sociale de solidarité, de respect de la dignité humaine. N’y aurait-il que les pauvres pour partager le peu qu’ils ont ?

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Joyeux Noël à tous

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samedi 24 décembre 2011

LOI SUR LA NEGACITION PUBLIQUE DES GENOCIDES

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L’Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi pénalisant la contestation de tout génocide.  Cette loi est surtout dirigée au rappel du génocide des Arméniens en 1915, provoquant la colère de nos amis turcs, qui immédiatement ont suspendu leurs visites, qui ont annoncé des représailles politiques et diplomatiques et  rappelé leur ambassadeur à Paris. Le texte, voté à main levée et à une très forte majorité de la cinquantaine de députés présents, prévoit un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour toute négation publique d’un génocide reconnu par la loi. La France s’érige ainsi en donneur de leçon porte atteinte à la liberté d'expression. Se focaliser de cette façon sur le génocide des Arméniens c’est faire oublier à l’histoire que dans monde bon nombres de génocides ont été perpétrés à travers les siècles écoulés. La colonisation des Amériques par les puissances européennes a entraîné la destruction quasi-totale de plusieurs peuples d’Amérique du Sud et réduit de 35 millions environ à moins de 2 millions de personnes la population amérindienne d’Amérique du Nord entre 1500 et aujourd’hui. La population du continent latino-américain était évaluée à 50 millions en 1492 dont 25 millions dans l’empire aztèque, 12 millions dans l’empire inca, et 8 millions en 1650. La conquête de l’Algérie par la France s’est traduite par l’extermination du tiers de la population, soit près d’un million de morts, du fait de causes multiples (massacres, déportations, famines ou encore épidémies), mais étroitement liées entre elles. Ce qui interdit de tenir les deux dernières pour des phénomènes naturels sans rapport avec la pacification meurtrière de ce territoire et témoigne de la dimension exterminatrice de l’entreprise. La traite des noirs est reconnue comme un crime contre l’humanité par la plupart des pays. La traite négrière et l’esclavage constituaient des crimes contre l’humanité. En dépit du nombre de victimes, qui fait en l’état l’objet d’évaluations très variées de 60 à 600 millions de victimes, selon certains historiens et qui fait de la traite des noirs la plus importante déportation de l’histoire de l’humanité, et pourtant le caractère de génocide est contesté au regard des critères juridiques de cette qualification. La reconnaissance par l’ONU de la qualification génocidaire est demandée par la plupart des pays africains, ainsi que par de nombreuses organisations non gouvernementales. Sous la Terreur, les massacres commis par les républicains, en particulier les colonnes infernales, pendant la guerre de Vendée en France, en 1793 et 1794, ont amené Gracchus Babeuf à parler de populicide. Dans les années 1980, ce terme a été assimilé par l’historien Reynald Secher à celui de génocide. En février 2007, une proposition de loi visant à la  reconnaissance du génocide vendéen a été déposée à l’Assemblée nationale. Le génocide des Hereros par les Allemands en 1904. Les Hereros furent victimes d'un massacre de grande ampleur, parfois assimilé au premier génocide du XXé siècle, perpétré par les Allemands. C’est le 11 juin 1904 que von Trotha débarque dans le Sud-Ouest Africain. La guerre contre les Hereros fait alors rage depuis cinq mois. En octobre, lors de la bataille de Waterberg, il fait encercler les Hereros de trois côtés ne leur laissant qu’une seule issue pour fuir : le désert du Kalahari. Alors que les Hereros essayaient d’y trouver refuge, von Trotha fit empoisonner les points d’eau, dressa des postes de garde à intervalles réguliers avec ordre de tirer sans sommation à la vue de chaque Herero, homme, femme ou enfant. L’ordre officiel d’extermination (Vernichtungsbefehl) du général von Trotha était : Chaque Herero trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, armé ou non, en possession de bétail ou pas, sera abattu. L’Holodomor est le terme spécifique à la partie ukrainienne de la grande famine soviétique de 1932-1933 qui ont notamment touchées l’Ukraine, le Kazakhstan le Kouban, la région de la Volga et dans une moindre mesure d’autres régions agricoles d’Union soviétique. La caractérisation de la famine ukrainienne comme génocide reste débattue par les historiens. La qualification de génocide a été votée par le parlement ukrainien en 2006, reconnue par certains pays, dont les États-Unis et le Canada, mais rejetée par la Russie et le Kazakhstan qui ont également souffert de la famine, au profit de la notion de tragédie partagée par les anciens peuples d’Union soviétique. Le Parlement européen reconnaît l’Holodomor en Ukraine comme « crime contre l’humanité » et « crime contre le peuple ukrainien » mais sans lui donner une qualification de « génocide ». La persécution Tsigane par les nazis : Bien qu’il n’y ait eu aucune discussion sur le sujet durant le Procès de Nuremberg, il est certain qu’il y a eu un massacre contre ce peuple. La question actuelle est de reconnaître, ou non, ces crimes comme génocide. Le massacre des Serbes de Croatie et de Bosnie-Herzégovine dans l’État indépendant de Croatie dura de 1941 à 1945. Ante Pavelić, qui dirigeait les Oustachis croates dans cet État satellite de l’Allemagne nazie, organisa le génocide. Un tiers des Serbes devaient être exterminés, un autre tiers déplacé et le dernier tiers converti au catholicisme ou tués selon le ministre de la culture de l’État croate Mile Budak. Le camp d’extermination de Jasenovac, construit dans ce but, accueillit aussi des Tziganes, des Juifs, et des Partisans. La Croatie d’Ante Pavelić fut le seul État d’Europe à organiser lui-même la concentration et l’extermination de Juifs sans l’aide des Allemands. La controverse sur le génocide tibétain : le Gouvernement tibétain en exil estime le bilan de l’invasion chinoise à 1,2 million de morts entre 1959 et 1970. Le Grand Bond en avant (1959-1962) : 30 millions de personnes affamées par les conséquences de la politique de Mao Zedong. La volonté d’exterminer un peuple est controversée. La Révolution culturelle (1966-1968) : cette radicalisation du communisme (ou reprise en main du pouvoir par Mao) fit au moins un million de morts. Les massacres du Kampuchéa démocratique (Cambodge), appelés également génocide khmer et reconnus par la majorité des historiens universitaires : entre 1975 et 1979 Pol Pot et les Khmers rouges ordonnent le massacre de leur propre peuple dans un but avoué « d’uniformisation » ethnique, religieuse et idéologique. 1,7 million de Cambodgiens sont tués. Bien que ces massacres aient tous les aspects d’un génocide, l’ONU ne les pas reconnu officiellement comme tel. Massacre de Plan de Sánchez au Guatemala en 1982, où plus de 100 Indiens mayas furent massacrés par l’armée nationale guatémaltèque. Les massacres des Kurdes par le dictateur Saddam Hussein entre 1988 et 1989 au cours de l’opération Anfal. 182 000 personnes périrent durant cette opération. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de génocide. Le massacre de Khodjaly, perpétré par l’armée arménienne a eu lieu dans la ville de Khodjaly (aujourd'hui Ivanian) entre le 23 et le 26 février 1992 pendant la guerre du Haut-Karabagh. Human Rights Watch a déclaré que : « Une grande partie de la population, accompagnée d’une bonne douzaine de combattants pour le repli, ont fui la ville à l’arrivée des troupes arméniennes. Lorsqu’ils se sont rapprochés de la frontière de l’Azerbaïdjan, ils ont dû passer devant un poste de contrôle arménien où ils ont tous été tués avec cruauté... Les soldats arméniens ont assassiné des civils sans arme et des soldats hors de combat sans défense et ils ont même parfois brûlé des maisons. » Selon la porte-parole du Comité international de la Croix-rouge à Bakou Hilana Huseynova, 4 655 personnes disparues ont été répertoriées à ce jour. Selon les autorités azerbaïdjanaises, le massacre a été commis par les forces armées arméniennes, lesquelles auraient été aidées par le régiment no 366 de l'armée russe. En 1993, quatre résolutions (822, 853, 874 et 884) ont été prises par le Conseil de sécurité des Nations unies. Une seule, la résolution 874 dans son point 9, fait allusion à des violations du droit humanitaire internationale avec mise en garde « à toutes les parties », sans aucune autre précision. L’existence d’un génocide n’est donc pas envisagée.

Massacres en République démocratique du Congo : 4,5 millions d’affamés et de massacrés depuis 1997 durant la Première guerre du Congo et la Deuxième guerre du Congo. Les massacres du Darfour (Soudan) : en juillet 2004, le Congrès des États-Unis a voté à l’unanimité une résolution qualifiant les massacres des populations noires du Darfour de « génocide », terme repris en septembre 2004 par le secrétaire d’État américain.

Les massacres de peuples entiers non seulement ont déjà eu lieu dans le passé mais étaient choses courantes lors des guerres ou simplement des razzias. La plupart du temps, lorsqu’un peuple nomade se heurte à un empire sédentaire, la défaite se traduit par une disparition de ce peuple (massacre et réduction en esclavage des survivants). Des raisons religieuses en sont aussi souvent la cause. On peut citer comme exemples : le massacre des Cimbres par les Romains, vers -100; le massacre des Helvètes par les Romains, à la bataille de Bibracte, en -58, lors de leur tentative de migration vers la Saintonge ; le massacre des Gaulois par les Romains, durant la guerre des Gaules : Sur les 7 millions d’habitants estimés de la Gaule, 2 millions de Gaulois assassinés ou déportés; la conquête de la Dacie (Roumanie actuelle) par les Romains ; les campagnes d’exterminations de Muhammad de Ghor en Inde à la fin du XIIé siècle ; les guerres punitives des Mongols de Gengis Khan et de ses descendants au XIIIe siècle (politique de la terreur) ; le massacre de millions de Chinois par les Mongols au XIIIe siècle, qui représente la plus grande extermination d’êtres humains de toute l’Histoire, en valeur relative, les estimations variant entre dix et quarante millions ; le 22 juillet 1209, le Sac de Béziers : les troupes conjointes du pape Innoncent III et du roi de France Philippe II massacrent toute la population de la ville de Béziers. Un prélude au bûcher de Montségur le 16 mars 1244 et à l’Inquisition. Des massacres jamais reconnus par l’Église catholique romaine ; le massacre des Tainos commis par les Européens durant la conquête de l’île d’Hispaniola. Bartolomé de las Casas, dans son livre Historia General de las Indias, raconte qu’en 1508 il restait environ 60 000 Tainos. En 1531, l’exploitation dans les mines d’or, les suicides et les maladiesavaient réduit ce nombre à 600, soit une diminution de 99 % ; la déportation des Acadiens par les Britanniques sous les ordres du gouverneur Charles Lawrence en 1755 ainsi que, parallèlement, le massacre de leurs alliés, les Hurons. Dépossédées de leurs terres, des familles furent déportées dans des colonies britanniques, réduites au travail non rémunéré et, pour certaines d’entre elles déportées au Royaume-Uni. Les conditions étaient telles que près de 50 % des Acadiens déportés moururent durant le transport ; l’extermination des nomades Dzoungars de Dzoungarie par les Chinois (1756-1757) : 600 000 hommes égorgés ; le massacre des Tasmaniens, qui a été qualifié de « génocide le plus parfait de l’histoire », par les Britanniques ; l’extermination des Beotuks à Terre-Neuve par les Britanniques (Terre-Neuve est devenue depuis une province du Canada) ; en Australie, les Aborigènes, dont la population est estimée à 350 000 avant l’installation des Britanniques, furent décimés par les maladies infectieuses, les migrations forcées, à l’instar des Amérindiens. Certains historiens soutiennent qu’il s’agit d’un génocide ; au Canada, les enfants des Amérindiens furent envoyés, entre 1922 et 1984, dans des pensionnats (Écoles résidentielles) fondées par le gouvernement canadien, dirigées par des églises (catholiques ou protestantes), où étaient entretenues des conditions d’insalubrité, de violences de tout ordre comme la pédophilie ou encore d’expérimentations médicales (dans les dernières années, à partir de la Guerre froide), ce qui conduisit à une mortalité de presque 50 %, soit donc environ 50 000 décès d’enfants en quelques décennies (sur les 120 000 pensionnaires y ayant séjourné) ; le gouverneur anglais Jeffrey Amherst fit distribuer aux Indiens Delaware en 1763 des couvertures infectées de petite vérole (Variole) ; les premiers camps de concentration furent expérimentés au cours de la Seconde Guerre des Boers en Afrique du Sud par les Britanniques assistés des Canadiens. Sur environ 120 000 internés, plus de 27 000 civils afrikaners (10 % de la population afrikaner des républiques boers), essentiellement des femmes, des vieillards et des enfants, près de 20 000 Noirs alliés à ces derniers, meurent dans ces camps, victimes des conditions de vie (alimentation insuffisante, absence d’hygiène et de soins) dénoncées à l’opinion internationale par Emily Hobhouse ; de 1942 à 1945, 10 millions de civils chinois furent enrôlés de force par l’armée impériale japonaise pour effectuer des travaux forcés au Mandchoukouo sous la supervision de la Kôa-in. De ce nombre, 2,7 millions trouvèrent la mort lors de l’opération sankô sakusen menée par le général Yasuji Okamura ; les Beothuks étaient des habitants indigènes de l’île de Terre-Neuve au Canada avant le contact anglais aux XVe et XVIe siècles. Le peuple a été officiellement déclaré éteint en tant que groupe ethnique distinct en 1829 avec le décès de Shanawdithit, la dernière survivante répertoriée…..

L’histoire démontre qu’à travers les siècles, bons nombreux de massacres à caractère de génocide ont été perpétrés par l’ensemble des civilisations où la négation était souvent de mise. Ne reconnaître que le génocide arménien, commis par l’Empire ottoman, le génocide des Juifs, commis par les nazis, le génocide des Tutsis au Rwanda, le génocide du massacre de Srebrenica, c’est limité la réalité historique. La plus par des grandes Nations ont perpétré des massacres par avidité de pouvoir et d’enrichissement. Il faut donner les moyens d’investigation dans l’ensemble des archives du monde aux historiens, afin que ceux-ci relatent la justesse des mémoires collectives et la précision de l’histoire écrite par les peuples. L’Algérie est le seul pays à avoir été colonisé aussi longtemps et à avoir subi une tentative de génocide à la fois culturel et cultuel. Hormis les travaux de certains historiens émérites, nous avons eu une drôle de manière d’écrire cette histoire. Cette écriture était dominée par les non-dits, par les zones d’ombre, par les sujets tabous, ceux qui fâchent et qu’il ne fallait pas aborder dans l’intérêt suprême de la nation. Encore une fois, nos hommes d’Etat semblent ne pas s’être posé les bonnes questions... Malheureusement une habitude, que les historiens ne cessent de constater, et ceci à toutes les époques...Est ce que la Loi s’appliquera aussi dans ce sens….

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mardi 20 décembre 2011

Les mères qui travaillent vont mieux que les mères au foyer

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Une étude conduite sur 10 ans montre que les mères actives sont en meilleure santé physique et psychologique. Les mamans qui travaillent vont globalement mieux que leurs homologues au foyer. La situation la plus épanouissante serait le temps partiel, qui permet de conserver cet avantage de bien-être général tout en restant investie dans l'éducation des enfants. Il en ressort que les mères au foyer affichent une moins bonne santé et se disent plus déprimées pendant les premières années de vie de leur enfant que celles qui travaillent. L'étude ne précise toutefois pas si le fait de ne pas travailler résulte d'un choix ou d'une incapacité à trouver un emploi. En comparaison, les femmes actives à temps plein ou à temps partiel se disent en meilleure santé et estiment de la même façon que le fait de travailler contribue au bien-être de leur famille et fait d'elles de meilleures mères. Les temps plein et temps partiel se différencient toutefois dans leur difficulté à articuler vie de famille et exigences de travail: sur ce plan, les femmes employées à mi-temps s'en sortent logiquement mieux. Malgré cela, les femmes travaillant plus de 32 heures par semaine ne se disent pas en moins bonne forme ni plus déprimées: il semble donc qu'elles sachent gérer le surplus de stress lié à leur situation. Les employées à temps partiel ont un autre avantage sur les femmes au foyer ou actives à temps plein: elles sont tout autant investies dans la vie de l'école que les premières, se montrent plus à l'écoute de leurs enfants et leur proposent plus d'activités d'éveil que les autres,  à travers des sorties au musée ou à la bibliothèque ou en les inscrivant à des activités extra scolaires notamment.... Ces résultats confirment l'impact positif de l'activité professionnelle sur le bien-être des mères, déjà révélé par une étude de l'Université de Washington cette année. Celle-ci mettait toutefois en garde contre le risque de chercher à être exemplaire sur tous les plans, qui peut être un facteur de dépression.

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Bosch de Vénissieux, la ré industrialisation

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L'usine Bosch de Vénissieux (Rhône) décembre 2009, le site semblait promis à une fermeture rapide. Il y a échappé au prix d'une reconversion exigeante, pour laquelle une mobilisation générale, directions, salariés, l'ensemble des syndicats, un expert économique et des intervenants extérieurs, comme l'Agence de développement économique de la région lyonnaise et les élus locaux. Un cocktail inédit de bonnes volontés, d'intelligence des situations et de dialogue social à l'allemande dans une usine bien française, avec une CFDT majoritaire et une CGT, a permis de sauver l'usine et 400 emplois. Pour autant, tout n'a pas été simple. Vénissieux, toutefois, n'est pas n'importe quelle usine. C'est un des sites les plus performants de la division Diesel et une usine qui a su s'adapter en 2004. Ses salariés ont alors troqué, entre autres, leur accord 35 heures et trois ans de modération salariale contre un investissement de 15 millions d'euros pour préserver l'emploi. L'élu de la CFDT et le président du directoire de Bosch, conviennent d’un an de sursis et la création d'une commission de ré industrialisations à Vénissieux. Composée des directions du site et de Bosch France, des délégués syndicaux locaux et centraux de toutes les organisations sans exception, de dirigeants allemands du groupe et d'experts extérieurs, elle se réunira une fois par mois pendant près d'un an. Sa mission : trouver une nouvelle fabrication ou un partenaire extérieur. Pendant cette redoutable année de transition, il n'y aura pas un jour de grève. Au printemps 2010, il est clair qu'il n'y a pas d'alternative dans la filière automobile. La commission de ré industrialisations poursuit ses travaux. Bosch France démarche les pouvoirs publics. Les syndicats, malgré des frictions, avancent ensemble et font la tournée des élus locaux et régionaux. Pendant l'été, un projet de partenariat extérieur sur une voiture à hydrogène capote. En septembre, il n'y a toujours aucune perspective. Approché par Syndex, le patron de la division énergie solaire, Holger von Hebel, se laisse convaincre de faire de Vénissieux la tête de pont du photovoltaïque en Europe du Sud et au Maghreb. Début décembre, le directoire de Bosch décide d'investir 25 millions pour reconvertir l'usine, soit quatre fois moins que ce qu'aurait coûté la fermeture du site. Quatre-vingts personnes partent se former en Allemagne. Le site est sauvé, au moins à moyen terme. Si, depuis 2009, 400 salariés sont partis avec des indemnités confortables et un accompagnement, 450 travaillent toujours à Vénissieux. L'usine est en train de fusionner avec le site de Bosch Rexroth. Dire de quoi demain sera fait n'est pas évident pour autant et 2012 sera une mauvaise année pour le solaire, s'inquiète les salariés. Les salariés rêvent de décrocher la fabrication de la future pompe hybride hydraulique testée chez un constructeur français. Rien n'est décidé, mais il me semble qu’avec un peu de bonnes volontés, les industries peuvent encore rester localisées en France, où le savoir faire n’est pas négligeable, avec des salariés souvent soumis à la souplesse et à la modulation.

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lundi 19 décembre 2011

La France entre en récession

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Le PIB de la France devrait reculer deux trimestres d'affilée, à compter d'octobre, selon la dernière note de conjoncture de l'Insee. Il en sera de même en zone euro. Conséquence des turbulences sur les marchés financiers, les conditions du crédit se resserrent et les entreprises gèlent leurs investissements.  Les prévisions de l'Insee auront rarement été aussi sombres. L'institut prévoit, dans sa note de conjoncture de décembre, un recul du PIB français pour le trimestre en cours (- 0,2%) et le suivant (- 0,1%). En d'autres termes, la récession. Ce scénario n'est pas seulement français, mais aussi européen. La zone euro affichera en effet un recul du PIB de 0,3% au quatrième trimestre 2011 et 0,1% au premier trimestre 2012 et bénéficiera à la fin de l'année d'un acquis de croissance pour 2012 inexistant (0,1%).En outre, selon une étude parue jeudi du cabinet Ernst & Young, malgré les réformes annoncées le 9 décembre à l'issue du sommet européen, les modalités d'application de l'accord restent peu claires entretenant les incertitudes à court terme. Le scénario du gouvernement, qui table sur une croissance de 1% en 2012, sera "difficile" à atteindre. Et pour cause. L’Insee a annoncé jeudi que la France devrait connaître une brève récession au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012. Pour atteindre 1% de croissance, il faudrait que le PIB croisse de 1,3% sur chacun des deux derniers trimestres.  On en est loin, pour la France les enquêtes de conjoncture montrent actuellement un fort ralentissement de l'activité ont indiqué les experts de l'Insee.  Le scénario prévoit beaucoup d'inertie, les moteurs de la reprise française pendant deux ans, l'investissement et l'emploi, calent. Et quand un tel phénomène se produit, redémarrer la machine économique prend beaucoup de temps. Pour la première fois depuis le premier trimestre 2010, l'investissement des entreprises non financières a baissé (-0,3%) au troisième trimestre et devrait continuer de chuter jusqu'à l'horizon de la prévision, soit fin juin.  Autre élément de la demande interne, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont reculé aux 2e et 3e trimestres. Le moral des industriels français s'est de nouveau dégradé en décembre, les chefs d'entreprises constatant un fléchissement de la conjoncture industrielle, selon l'indice de l'Insee publié vendredi.

Le chômage, qui était de 9,3% en France métropolitaine au troisième trimestre atteindra 9,6%, selon l'Insee. Pour la France entière il devrait être alors de 10%. Et de ce fait les ménages maintiennent un bas de laine de précaution et leur taux d'épargne, de 17,1% au deuxième trimestre 2011, un record depuis 1983, restera élevé à 16,8% en moyenne en 2011.  La France en récession, c’est ce que l'on pouvait craindre, c’est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous. Il n'y a aucune marge de relance de la croissance par le budget, le moteur principal de la consommation est tombé en panne, d'où la récession. Les deux plans du gouvernement ont été injustes et insuffisants. Comment expliquer cet affaissement ? Les économistes de l’institut pointent du doigt  les turbulences financières de la zone euro. La crise des dettes publiques européennes s’est répercutée sur un secteur financier qui s’était gavé d’obligations et de bons du Trésor des pays de la zone euro. La dépréciation de ces titres pèse sur le bilan des banques, qui en retour restreignent leurs crédits aux autres banques et à leurs propres clients. À son tour, ce choc s’est transmis à l’économie réelle. La responsabilité des politiques d’austérité conduites en Europe et en France dans ce désastre, ne laisse aucun doute. Les pays de la zone euro les plus touchés par la récession Grèce, Espagne, Italie, Portugal sont ceux-là mêmes où les politiques d’austérité sont les plus violentes.  Une inflexion à la baisse de l’évolution du pouvoir d’achat des ménages est envisagée début 2012 en raison de la montée du chômage et de la pression sur les salaires. Par ailleurs,  les prestations perçues par les ménages ralentiraient, notamment parce que la revalorisation des allocations familiales serait retardée au mois d’avril et serait plus faible que l’inflation . À cela, il faut ajouter les effets de la hausse de la TVA sur les ménages les plus modestes. Cette entrée en récession de la France illustre l’échec de la réponse de la droite à la crise. Elle a mobilisé les ressources nationales et ainsi gonflé la dette publique afin de soutenir les profits des grands groupes mis à mal par la crise, elle a essayé de relancer certains investissements matériels mais a freiné parallèlement les investissements en faveur du développement humain. Au bout du compte, la réduction des concours à l’école, à la formation, à la santé, bref, aux services publics, et les politiques salariales et d’emplois restrictifs des entreprises ont étouffé la reprise.

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samedi 17 décembre 2011

Crise de l'hébergement d'urgence

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Si le droit au logement, droit fondamental, a connu une avancée en 2007 avec l’adoption de la loi Dalo (droit au logement opposable) ; trois ans après la mise en œuvre de cette loi, la France compte encore plus de 3,5 millions personnes non ou très mal logées. À ce chiffre s’ajoutent 5 millions de personnes en situation d’extrême fragilité et 900 000 habitations manquantes, dans un pays où le droit au logement est pourtant inscrit dans la loi. Plus de 40 % des demandes d'hébergement faites au numéro d'accueil et d'aide aux personnes sans abri n'ont pas été satisfaites en 2010, révèle le premier rapport annuel de l'Observatoire national du 115. Ces refus concernent surtout les couples avec enfants. D'après l'étude, rendue public par la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui pilote l'Observatoire, "le constat est partout le même : un grand nombre de réponses négatives aux demandes d'hébergement, avec plus de 40 % et jusqu'à 65 % des demandes, qui ne donnaient pas lieu à l'attribution d'une place d'hébergement. Le rapport constate également qu'en période de grand froid, les refus baissent avec le renforcement temporaire des dispositifs d'hébergement, mais la tendance repart à la hausse à partir du mois d'avril et de la reprise des expulsions après la fin de la trêve hivernale. La politique du gouvernement  n’est pas à la hauteur de ce drame humain, le manque de places d'hébergement pour les sans-abri est manifeste. Je déplore le désengagement de l'Etat qui s'est concrétisé par la fermeture brutale en 2011 de plusieurs milliers de places d'hébergement en Ile-de-France. Alors que la  Cour des comptes dénonce les insuffisances et incohérences de la nouvelle politique lancée en 2009 pour l'hébergement des sans-abri, dont la population a explosé en dix ans, dans un rapport publié jeudi 15 décembre. En dix ans la population des sans-abri s'est considérablement accrue, passant de 85 000 à 150 000 personnes, note la cour, avec une population désormais composée de familles, d'étrangers, de jeunes, voire de personnes qui travaillent. Il ne s’agit de traiter la misère d’hier, mais celle d’aujourd’hui et d’anticiper celle de demain, dont le gouvernement par sa politique désastreuse d’iniquité est en grande partie responsable. Ce n’est pas au peuple vivant dans la précarité et la misère de payer les effets de la crise. Il est temps qu’une société de justice sociale, d’égalité, d’équité, de partage des richesses, se lève pour le plus grand respect de la dignité humaine.

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jeudi 15 décembre 2011

La précarité, prix à payer pour travailler en Europe

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La probabilité pour une personne en recherche d'emploi en Europe de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) a chuté de 7,7 % en dix ans. Ce sont les conclusions d'une étude menée par l'institut allemand IAB dans dix pays européens. L'institut, qui dépend de l'Agence fédérale pour l'emploi, a comparé les données recueillies en 2007-2008 avec les statistiques datant de 1997-1998 dans les pays suivants : Allemagne, Belgique, Danemark, France, Italie, Espagne, Pologne, République tchèque, Hongrie et Grande-Bretagne. La qualité de l'emploi s'est détériorée, en Italie, Hongrie, République tchèque et Pologne, la probabilité de devoir se contenter d'un emploi précaire pour les personnes cherchant du travail a augmenté plus que la moyenne européenne. Le nombre de personnes trouvant un CDI au sortir d'une période de chômage ou d'inactivité a par exemple diminué de 14 % en dix ans en Italie, de 15 % en Hongrie et de 27 % en République tchèque. En Allemagne, les chances de signer un CDI pour un chômeur ou un inactif ont également baissé de 7 %. L'institut IAB dit avoir constaté une forte segmentation du marché du travail dans les pays étudiés, avec d'un côté les personnes en contrat à durée indéterminée, relativement protégées, et de l'autre les emplois précaires, qui sont les premiers à faire les frais des crises économiques. Il existe toutefois des exceptions : ainsi au Danemark et en Grande-Bretagne les chances de trouver un contrat à durée indéterminée ont au contraire augmenté, respectivement de 13 % et 10 %, car les entreprises sont moins réticentes qu'ailleurs à proposer des CDI, en raison de procédures de licenciement plus souples. Ce que j’appelle des CDI précaires.

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Le RSA loin de ses objectifs

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Il était censé favoriser le retour à l'emploi des personnes les plus défavorisées. Trois ans après, le revenu de solidarité active (RSA) n'a pas atteint ses objectifs. Le bilan est très mitigé selon le comité national d'évaluation (composé d'élus de droite et de gauche, de personnalités et de représentants associatifs) qui publie un rapport ce jeudi. Le RSA devait encourager le recours à une activité professionnelle. C'était le moteur même de cette réforme phare du quinquennat. Or, souligne le rapport, le RSA n'a pas eu d'impact important et généralisé sur les taux de retour à l'emploi. La crise économique a certainement joué, mais pas seulement. Il faut être honnête, il y a aussi un effet de complexité du système, avec des pilotes qui sont à la fois des élus locaux, Pôle emploi… Selon le comité, l'accompagnement des bénéficiaires et le volet insertion vers l'emploi, qui devait être le point fort du RSA, restent encore insuffisants. Le RSA ne permet pas de sortir de la pauvreté. Car même si le  RSA activité accroît de 18% le revenu mensuel médian des bénéficiaires il ne permet toutefois pas de franchir le seuil de bas revenus. Rappelons qu'un bénéficiaire du RSA socle touche environ 450 euros par mois, soit la moitié du seuil de pauvreté.

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mercredi 14 décembre 2011

Les prix de l'énergie l’augmentation du gaz frappent les plus modestes

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A partir du 1er janvier 2012, les tarifs du gaz doivent augmenter de 4,4 % pour les ménages. C’est ce qu’indique un communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie en date du mardi 13 décembre 2011. Prix des carburants au plus haut depuis juin 2008, facture du gaz en hausse. L'énergie pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages français. Un foyer sur sept consacre plus de 10% de ses ressources au chauffage et à l'électricité. Le dépassement de ce seuil définit ce que le gouvernement appelle la «précarité énergétique». En plein cœur de l’hiver, le gouvernement par cette mesure accentue cette précarité qui touche déjà 8 millions de personnes. Depuis avril 2010, le prix du gaz a augmenté de 25%. Une nouvelle fois les plus défavorisés feront les frais de l’augmentation des prix de l’énergie. Il est inadmissible que la revalorisation des prix du gaz permette à GDF de maintenir ses bénéfices et ses dividendes, sur le dos des familles qui ont de plus en plus de mal à se chauffer. Alors que le groupe affichait un bénéfice de 4,6 milliards d'euros sur 2010, il table désormais sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) compris entre 17 et 17,5 milliards d'euros en 2011 et de plus de 20 milliards en 2013. La lutte contre la pauvreté passe par la maîtrise des prix de l’énergie et non par des surenchères de dividendes distribuées aux actionnaires. C’est une question de dignité humaine.

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